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Le marché des cartes graphiques va souffrir

Par - Source: Jon Peddie Research

Selon Jon Peddie Research, le marché des cartes graphiques dédiées est une peau de chagrin qui devrait être divisée par deux d’ici 2014.

De 30 % à 15 %

C’est une étude qui est intéressante, car elle est une des premières à tenter de saisir l’impact des APU (processeurs combinant CPU et GPU) sur le marché des cartes graphiques. Il est important de prendre du recul par rapport à ces conclusions. Jouer à madame Irma n’apportera rien. Par contre, se pencher sur l'orientation du marché permet d'anticiper les nouvelles tendances et les possibles répercussions.

Selon l’étude, les APU seront très intéressants pour les machines d’entrée de gamme et les plateformes mobiles, ce qui aura pour effet de cannibaliser les ventes de cartes graphiques qui passeraient de 30,3 % du marché des GPU en 2010 à 14,1 % en 2014.

NVIDIA le grand perdant ?

Les IGP représentent aujourd’hui la grande majorité des circuits graphiques avec près de 70 % de parts de marché (contrairement à l’étude de Jon Peddie Research et par souci de clarification, nous ne ferons pas de distinction entre les IGP (GPU dans un chipset), les EGP (die GPU combiné à un die CPU sur un même package) et les HPU (GPU et CPU sur un même die), car au final, ils représentent selon nous diverses mutations d’une même bête, un circuit graphique embarqué qui s’oppose à la carte graphique dédiée). Néanmoins, les performances de ces IGP devraient principalement fragiliser le marché des cartes graphiques, car ils prennent de plus en plus de fonctionnalités en charge, la dernière en date étant la lecture de Blu-ray 3D (cf. « Les Sandy Bridge décoderont le Blu-ray 3D »).

Il n’est pas question ici de parler de la mort des cartes graphiques qui seront toujours privilégiées par les assembleurs de configurations pour joueurs et qui resteront encore longtemps un argument marketing attirant les plus crédules vers des machines mal conçues. Néanmoins, cette étude semble confirmer les transformations que nous rapportions récemment dans notre actualité « 4 portables sur 5 utiliseront un APU en 2014 ». NVIDIA est dans une position difficile, car il ne fabrique plus de chipsets et il ne dispose pas des licences et du savoir-faire nécessaires pour fabriquer un processeur venant concurrencer AMD ou Intel. Elle devrait donc souffrir le plus de la réduction des parts de marché des cartes graphiques et elle le sait, ce qui explique que le Caméléon cherche à conquérir de nouveaux territoires, comme celui de la production cinématographique et la diffusion de contenus télévisés ou les applications GPGPU.

Il y a 41 commentaires.
Tous les commentaires
  • 4
    fdocteur , 14 septembre 2010 06:55
    Les choses pourraient être même plus complexes que ça: un apu pourrait permettre de s'affranchir en partie des problèmes induits par du gpgpu sur une carte dédiée. Il n'y aurait possiblement plus les mêmes latences host-device ni même les contraintes inhérentes à la présence de deux espaces mémoires distincts puisque le gpu de l'apu aurait accès à la mémoire système...
    Tout ça pour dire que Nvidia pourrait là encore le sentir passer...
  • 3
    David Civera , 14 septembre 2010 04:51
    Je doute qu'Intel les rachète. Il est déjà leader sur le marché des circuits graphiques. Les autorités antitrust ne laisserait jamais passer un tel rachat.
  • 2
    vuzi , 14 septembre 2010 13:03
    ça changera pas grand chose, vu que de toute façon à l'heure actuelles les "vrais" carte graphiques sont de toute façon pour une utilisation gamer. Observer la disparition progressive de ces horribles modèles bas de gamme incapable de faire tourner quoi que ce soit risque pas de me faire pleurer.
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