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ARM et les serveurs : 2 ans pour faire ses preuves

Par - Source: MacBidouille | B 0 commentaire

Pour le patron d'ARM — Warren East — les puces qui utilisent l'architecture de la société devraient être compétitives dans le monde des serveurs d'ici 2014, soit dans à peine 2 ans. C'est une déclaration intéressante, qui implique un développement très rapide de l'offre.

ARMv8, le 64 bits

Actuellement, il existe quelques serveurs dotés de puces ARM, mais ils sont très rares. Il y a plusieurs raisons. La première, c'est que les puces actuelles — généralement des Cortex A9 — ne sont pas assez performantes. Si le core a trouvé sa place dans les smartphones, où sont rapport performances/consommation est intéressant, il l'est moins dans les serveurs. L'autre raison est liée à l'architecture elle-même : l'ARMv7 du Cortex A9 se limite à des processeurs 32 bits et — dans le meilleur des cas — à un bus d'adressage mémoire sur 40 bits. De plus, les solutions actuelles ne sont pas adaptées au-delà de 4 cores, le bus mémoire limite énormément.

Le jeu d'instructions ARMv8 devrait corriger le problème, avec notamment un support du 64 bits, indispensable dans un serveur. Reste à voir qui va dégainer dans ce domaine : ARM même risque de ne pas proposer de puces rapidement. Le cycle de développement est long dans la compagnie anglaise et le Cortex A15 que l'on devrait trouver cette année dans le haut de gamme reste un processeur 32 bits en ARMv7. Et la société est historiquement spécialiste des puces qui consomment très peu, sans nécessairement que les performances soient très élevées.

L'avantage d'ARM est que la société licencie son jeu d'instructions : on a vu récemment des exemples de puces basées sur le jeu d'instructions d'ARM, mais imaginées par des sociétés spécialisées dans le domaine des serveurs. Des puces offrant des performances élevées tout en limitant la consommation, mais sans tomber dans les extrêmes des Cortex Ax. Typiquement, un SoC performant consommant entre 5 et 10 W serait compétitif dans le domaine des serveurs de stockage et le cloud computing en général.

Au final, les déclarations du CEO d'ARM montre qu'il est plutôt confiant dans la première génération de puces, ce qui est de bon augure.

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