ATI Xpress 3200

Bien qu’ATI se vante de ses parts de marché sur le marché des chipsets, il est important de noter que jusqu’à présent le constructeur a surtout remporté des victoires chez les OEM. C’était particulièrement vrai en ce qui concerne ses deux premières générations (IGP 320 en 2002 puis Radeon 9100 IGP en 2003), intégrant chacune un core graphique et visant les solutions d’entrée de gamme. Cela reste exact pour le dernier chipset en date, l’Xpress 200/P lancé fin 2004 et qui bien que présenté comme un chipset visant les joueurs/overclockers, a largement failli à sa tâche qui était de concurrencer le nForce 4.

Ce dernier reste à ce jour le chipset de choix pour quasiment toute plateforme Athlon 64, et ce n’est pas vraiment la dernière révision - le RD480 - qui change la donne, même si celle-ci a au moins le mérite d’être disponible sur les cartes mères de différents partenaires ! Et pour cause, puisque sans celles-ci il serait impossible de se monter une configuration Crossfire. Et c’est en réalité ici que se situe l’essentiel du problème : comme nous le soulignions lors de notre test du Crossfire X850, le principal avantage du SLI est de reposer sur un chipset largement répandu même pour ceux ne prévoyant pas de passer un jour à deux cartes graphiques. Si ATI veut donc rattraper son retard face à nVidia dans le domaine du multi-GPU, il doit pour cela proposer un chipset stable, fonctionnel, doté de fortes capacités d’overclocking et à un prix non excessif. C’est ce qui explique la sortie de ce RD580 alias Crossfire Xpress 3200, seulement quelques semaines après la disponibilité des premières cartes RD480.