Call of Duty 2

Soixante ans passés après la fin de la seconde Guerre Mondiale, nos chers amis d’Activision nous remettent le couvert en matière de conflit mondial. Comme dans le premier épisode de
Call Of Duty
, nous voila propulsés de nouveau sur le théâtre des opérations guerrières de notre Europe des années 40, qui d’ailleurs n’avait de théâtral que le nom. Reste à savoir si
Infinity Ward
, le studio de développement, a su renouveler la recette qui a fait du premier opus une référence en matière d’immersion dans un FPS.



La morale de l’Histoire


Call Of Duty 2
nous propose donc d’enfiler le treillis de trois armées alliées, qui se sont illustrées pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le joueur commence ses aventures de guerrier dans le Stalingrad assiégé de 1942, passe dans le corps des rats du désert de l’armée Britannique sur les fronts d’Afrique du nord en 1943, et endosse la tenue du G.I-Ranger sur l’ancien continent de 1944 à la fin de la guerre. Reste que le joueur passe de temps en temps de l’uniforme américain à l’uniforme anglais pour varier les plaisirs, l’uniforme soviétique, lui, étant réservé pour le début du jeu en guise de tutorial.
Dans un grand moment de gameplay politiquement correct, les développeurs n’offrent pas la possibilité de jouer un soldat de l’armée Allemande. Nous nous priverons bien de critiquer ce parti pris, et nous tairons toute polémique inhérente aux douloureux évènements de cette période, mais en ce qui concerne l’intérêt du jeu en lui-même, on se dit quand même que ce choix restreint autant le gameplay, que le scénario. Reste que
Call Of Duty 2
présente aussi des prétentions dans son mod multi-joueurs, mais il faut noter que celui-ci ne sort que trop peu de temps après la mise à disposition de
Day of Defeat
, à la sauce « source », en digne mode de
Half Life 2
.
Si
Call Of Duty 2
reste moins « nerveux » dans son gameplay qu’un
Day Of Defeat
, il faut quand même souligner le fait que côté ambiance, le jeu dépote. La férocité de ces combats passés est bien restituée, et le fait est que le joueur en a pour son argent : le destin plombé du deuxième conflit mondial lui tombe littéralement dessus, et l’histoire violente dans laquelle il se retrouve profite d’un script bien taillé (quoique trop pesant, mais nous y reviendront plus tard), lui faisant vivre des moments d’une grande intensité. Pour bien faire, les doublages des voix, et la bande sonore du jeu sont particulièrement bien soignés, ce qui contribue d’autant plus à lui faire vivre une certaine hystérie du combattant. Bref, en un mot comme en cent : ça commence pas trop mal…