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Comparatif de 8 Graveurs DVD

Comparatif de 8 Graveurs DVD
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Avec des prix sous la barre symbolique des 100€, les graveurs de DVD ont remplacés les graveurs de CD dans toutes les nouvelles configurations. Les technologies de gravure évoluent très vite et nous voyons apparaître aujourd'hui des graveurs double couche permettant de graver près de 9 Go de données sur un même DVD. Presence PC a testé pour vous les 8 modèles les plus représentatifs du marché français actuel, dont 6 graveurs double couche ! Pour ce test et après plusieurs remarques initiales, nous allons présenter séparément chaque graveur avant d'effectuer divers tests de lecture, gravure et de qualité.

Historique des formats

Trois formats ont cohabité depuis le début sur la gravure de DVD :

  • Les DVD+R et les DVD-R sont ceux qui ont le plus percés avec un soutien quasi total de la part des constructeurs , même si chacun poussait un peu plus son format favori. A l’heure actuelle, la quasi-majorité des graveurs disponibles permet de graver les "+R" et "-R" ce qui tend à faire disparaître le problème de format.
  • Le troisième format, le DVD-Ram, est le premier qui est apparu, et garde de nombreux avantages par rapport aux DVD+/-R (en particulier une utilisation possible comme disque dur, une fois formaté, car étant réinscriptible) mais n’a malheureusement pas décollé du fait d’un soutient très limité de la part des fabricants et d’une cartouche impérative au tout début de son existence (qui a disparu désormais). Il reste supporté par peu de constructeurs, principalement Hitachi (et depuis peu LG), Toshiba et Panasonic.
Enfin, habituellement, on considère que la compatibilité sur les lecteurs de DVD de salon est légèrement en faveur du DVD-R puis du DVD+R, mais la différence est peu importante. Néanmoins, le format DVD-R(W) ne supporte pas le multisession de manière native, au contraire du DVD+R(W). Le cas du DVD-RAM est un peu à part car certains lecteurs ne le lisent tout simplement pas.

Les premiers graveurs supportaient des médias de 4.7Go (en réalité un peu moins de 4.5Go de données effectives à graver). Autant de place permet de graver 2h de vidéo de type DVD (MPEG2) mais contenant une seule piste audio. Impossible donc de copier un DVD9 contenant un peu plus de 2h de vidéo, et plusieurs pistes audio.C’est là que le DL entre en course. Apparu dans le courant du printemps 2004, le DVD DL pour Dual Layer permet, comme son nom l’indique, de graver un DVD sur deux couches. Mais à nouvelle norme, nouveaux graveurs, les traditionnels graveurs DVD ne peuvent pas les graver, il faut qu'ils supportent spécifiquement le format DVD+R DL.

Les problèmes de jeunesse de la gravure double couche

Aujourd'hui les médias DL sont excessivement chers même si les prix ont largement baissés depuis leur arrivée sur le marché. Heureusement ceci devrait également évoluer car Traxdata et Imation vont proposer une concurrence à Verbatim qui était l’unique fabricant jusqu’à présent sur le marché des DVD+R DL. Le format DVD-R ne sera pas non plus en reste, et il devrait également supporter le DL d’ici la fin de l’année. La vitesse de gravure de ces médias DL reste relativement lente, mais est en train de progresser assez rapidement. Initialement les DVD+R DL se gravaient en 2.4x (et c’est à cette vitesse que sont encore certifiés les médias). Mais les derniers graveurs (en particuliers les Pioneer/Asus DVR108 et NEC ND3500) supportent des vitesses de 4x sur ces médias.

L'explosion des vitesses de gravure

A l'origine, les graveurs simple couche gravaient des DVDR en 4x voir en 8x. L’évolution n’a pas cessée, pour arriver aujourd’hui à des vitesses très élevées : jusqu’à 16x pour les modèles les plus récents. La gravure de DVD atteint avec le 16x la vitesse maximale envisageable pour une gravure dans des conditions satisfaisantes, comme ce fut le cas avec les graveurs de CD avec le 48x. Même si certains graveurs ont atteint le 52x, cette vitesse nécessitait une rotation du disque tellement élevée (plus de 10 000 tpm) que la qualité de la gravure en pâtissait lourdement. Le "1x" de la technologie du DVD n’étant pas le même que pour le CD, la vitesse de rotation aux extrémités en 16x correspond à celle atteinte par un CD en 48x : environ 9000 tpm. Néanmoins pour l'instant presque aucun média n’est disponible. Les seuls médias réellement disponibles ne sont que des 8x. Heureusement, certains graveurs acceptent de graver en 12x ces médias. Concernant les médias en 16x, seul Traxdata en a annoncé pour très prochainement. En ce qui concerne le format réinscriptible (+RW et –RW) les vitesses actuelles sont de 4x et elles devraient atteindre le 6x voire même 8x d’ici la fin de l’année.

Ces vitesses de gravure posent le problème du débit de données nécessaire : graver un DVD en 16x nécessite un débit soutenu de 23Mo/s (le 1x du DVD correspond à 1.5Mo/s) alors que sur un CDR, une gravure à 48x ne nécessitait un débit soutenu que de 7.2Mo/s (le 1x du CD correspond à 150ko/s). Il est donc fortement recommandé de ne rien faire d’autre lors d’une gravure de DVD à de telles vitesses car même si les disques actuels sont largement capables de soutenir un tel débit, si le disque dur est sollicité en parallèle, le débit s’effondre.

Mis à mal par un double test HDTach (en bas), même un nouveau disque dur SATA (Western Digital Raptor WD360GD) ne peut assurer un débit suffisant à une gravure de DVD en 16x alors qu’un test simple (en haut) montre qu’il aurait pourtant largement de quoi l’assurer.



Dernier point qui fâche aussi, la taille de la mémoire cache embarquée dans les graveurs est tout simplement ridicule : 2Mo de mémoire cache, c’était bien du temps des graveurs de CD en 10x ! Yamaha l’avait bien compris d’ailleurs lorsqu’il fabriquait encore des graveurs de CD en intégrant 8Mo de cache ET un buffer underrun. Les constructeurs justifient que le buffer underrun est suffisamment fiable pour permettre des vidages de mémoire cache stoppant momentanément la gravure et la relançant ensuite, mais 2Mo de cache lorsque le graveur nécessite un débit de 23Mo/s ça ne fait même pas 100ms ! Alors que les 8Mo de cache des graveurs de CD assuraient plus d’une seconde de cache, ce qui permettait d’utiliser réellement son PC lors d’une gravure alors que c’est fortement déconseillé avec une gravure DVD.