Si la connectique externe est la plus connue (et la plus visible), il y a aussi de la connectique interne. En effet, il faut bien relier les écrans des ordinateurs portables ou des ordinateurs All In One à la carte graphique. Si Apple — précurseur dans ce type d'appareils — a longtemps utilisé une connectique classique (VGA en DA15 dans les iMac, DVI dans certains modèles), la norme actuelle est d'utiliser le LVDS (en perte de vitesse) ou le DisplayPort.
LVDS
Le LVDS (un abus de langage pour la norme FPD-Link) est une technologie interne qui utilise des paires de câbles de cuivre pour transmettre les données. Le LVDS classique permet d'atteindre une définition de 1 440 x 1 050 à 60 Hz ; une version Dual Link, plus efficace, propose une définition maximale de 2 048 x 1 536 à 60 Hz. Le LVDS a un seul problème : il faut généralement beaucoup de fils, ce qui a un impact sur la taille de la prise en interne et sa solidité.
eDP
Le eDP (embedded DisplayPort) est schématiquement un bus DisplayPort interne. On a donc la possibilité de prendre en charge les écrans très haute définition, mais aussi les écrans tactiles à travers le canal auxiliaire, alors qu'en LVDS il faut utiliser un câble USB supplémentaire. Le eDP dans ses versions récentes (calquées sur la version classique traitée dans les pages précédentes) prend en charge les écrans 4K/Ultra HD, les écrans 120 Hz (pour proposer de la 3D) et une technologie intéressante qui permet de diminuer la consommation, le PSR. Le Panel Self Refresh permet d'utiliser un framebuffer (la mémoire contenant l'image à afficher) au niveau de l'écran, ce qui est intéressant dans un cas précis : quand l'image ne change pas. Dans un système classique, l'image est rafraîchie 60 fois par seconde, même si le contenu de l'écran ne bouge pas. Avec un écran PSR, l'écran est capable de garder l'image déjà dans le framebuffer s'il n'y a pas de changements (quand l'ordinateur n'est pas utilisé par exemple), ce qui évite les transferts inutiles et permet de diminuer la consommation du lien.