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Premières impressions

Intel SSD 710 : un X25-E 2 sans SLC ?
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Les responsables informatique en entreprise sont généralement moins impressionnés qu’un particulier par les lancements de produits censés être sans précédent, tout simplement parce qu’ils ont suivi l’évolution technologique durant plusieurs années. Bien que les clients en entreprise aient souvent un vrai besoin en matériel de pointe, ils prévoient aussi des cycles de vie étendus. En conséquence, les produits qui se vendent bien dans les milieux professionnels sont ceux qui proposent avant tout des performances constantes et prévisibles. Les choix de nouveau matériel sont donc pris avec prudence, ce qui peut se traduire par plusieurs mois dans le cas des SSD. Bien que nous n’ayons pas ce luxe, les résultats de nos tests débouchent sur des résultats intéressants.

En premier lieu, l’eMLC a des qualités d’endurance en écriture très intéressantes. Nous avons calculé 1818 To pour notre SSD 710 de 200 Go, soit 17 fois plus que le SSD 320. Certes, on ne retrouve pas le coefficient 33 annoncé par Intel, mais on peut tout de même considérer que le 710 est clairement taillé pour le marché professionnel.

La politique de garantie initiale nous a quelque peu inquiétés dans un premier temps vu qu’elle ne suit pas la tendance habituelle : si tous les SSD d’Intel sont garantis 3 ans, le 710 n’est plus pris en charge si le MWI (E9) atteint « 1 » avant la période de 3 ans. Ceci dit en faisant quelques calculs, nous avons constaté qu’il faudrait 4,2 ans d’écritures aléatoires de blocs 4Ko avec une file d’attente de 32 commandes 24h/24 et 7j/7 pour épuiser les cycles P/E du SSD 710 de 200 Go (ce qui revient à environ 880 Go par jour). En comparaison, le SSD 320 de 300 Go ne tiendrait pas un an dans les mêmes conditions.

A partir du moment où le SSD bénéficie de quelques périodes de repos et que 2/3 de tous les accès sont des opérations en lecture, le SSD 710 aura une durée de vie de 6 à 7 ans. Curieusement, ce sont les opérations séquentielles qui usent le plus les cellules : non seulement le phénomène d’amplification d’écriture est alors faible, mais en plus les débits en écriture restent assez vifs avec à peu près 200 Mo/s. Notons que les opérations en écriture séquentielle sont limitées à 15,5 To/jour.

En toute logique, l’intérêt du SSD 710 repose principalement sur son prix vu que nous avons opposé la version 200 Go à 1200 $ (ce qui se traduit pour l’instant par 1250 euros chez nous, sachant qu’il commence tout juste à être référencé) face au Micron P300 qui coûte 2100 $ à capacité égale. Intel a donc réussi à proposer un SSD professionnel eMLC accessible et intéressant dès lors que l’endurance est un critère de choix incontournable, mais les SSD SLC restent hors d’atteinte en termes de performances brutes, au point qu’un P300 surpasse deux SSD 710 en RAID 0 !

Un dilemme va donc se poser puisqu’à un niveau de prix donné, on peut bénéficier d’une capacité doublée moyennant une baisse de 25 à 35 % de performances aléatoires et 50 % de performances séquentielles. Bien entendu tout le monde ne fera pas ce choix, mais il faut tout de même saluer l’effort d’Intel : pour les milieux professionnels, il s’agit d’une avancée dans la démocratisation des SSD.

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