L’émergence du 64 bits

2003 semble décidément avoir été l’année de l’émergence des processeurs 64 bits dans l’informatique personnelle. Après l’apparition de l’Opteron, premier représentant 64 bits d’AMD, en ce début d’année, IBM a lancé son PowerPC 970 aussitôt adopté par Apple dans sa nouvelle gamme G5. Comme bien souvent avec la firme à la Pomme, l’annonce de ses nouvelles stations de travail 64 bits a déclenché une polémique entre partisans du Mac qui applaudissaient à tout va, et supporters du PC qui n’avaient pas digéré les déclarations grandiloquentes d’Apple. Il faut dire que se targuer de proposer « The world’s fastest personal computer » c’est clairement s’exposer à la critique tant il est difficile de définir précisément comment juger la performance d’un ordinateur.

Ainsi si cet été, au lieu de bronzer sur les plages, vous avez préféré continuer de suivre l’actualité informatique vous n’avez pas pu échapper à la tonne de débats qui s’est abattue sur les forums de discussion concernant la validité de l’affirmation d’Apple. Alors que certains prônaient des benchs dénués d’optimisation spécifiques, d’autres rétorquaient que sans le SSE et l’HyperThreading activés ces benchs n’avaient aucun sens. Des pages entières ont été écrites sur le sujet et je préfère vous avertir de suite que ce n’est pas l’objet de cet article. Si ce que vous cherchez est un bon vieil affrontement Mac/PC passez votre chemin vous trouverez votre bonheur ailleurs selon vos préférences. L’ambition de cet article est plutôt de se plonger dans deux architectures 64 bits et de présenter leurs points forts et leurs faiblesses ainsi que leurs similitudes et leurs différences. Mais tout d’abord je vais essayer de répondre à une question toute simple et pourtant primordiale : qu’est ce que le passage au 64 bits apporte vraiment ?