Selon les estimations réalisées auprès des constructeurs taïwanais de cartes mères, Nvidia est depuis le quatrième trimestre 2006 le deuxième plus gros vendeur de chipset, derrière l’indéboulonnable leader Intel. C’est une première pour la firme au caméléon, qui profite des difficultés rencontrées par VIA, l’ex-numéro 2.Au quatrième trimestre de l’an passé, Nvidia contrôlait 18,4 % du marché des chipsets, loin derrière Intel (58,3 %) et très légèrement devant VIA (17,8 %). SIS est au pied du podium avec 4,1 % de part de marché et ATI ferme la marche avec 1,4 %.
A qui profite le crime ?
Lorsqu’on regarde l’évolution sur l’année, il est frappant de constater combien les fabricants historiques de chipset que sont VIA et SIS ont souffert en 2006. Ils ont chacun abandonné environ 10 % de part de marché passant respectivement de 27,4 % à 17,8 % et de 14,3 % à 4,1 %. C’est bien évidemment cette chute sévère qui a profité à Nvidia. Mais le grand gagnant est Intel. La firme de Paul Otellini a accru son emprise de plus de 16 points, grimpant de 41,7 % de part de marché en janvier à 58,3 % en décembre.
Des effets concordants
Les raisons de cette évolution sont connues : sous l’effet du rachat par AMD, ATI a progressivement délaissé sa production pour plateforme Intel, alors que Nvidia investissait ce créneau en sortant de nouveaux Nforce “Intel Edition”. Intel de son côté a profité du succès de ses P965, compagnons naturels des Core 2 Duo. De plus, il a également écoulé ses anciens i865 en les proposant à des prix très attractifs. De leur côté, VIA et SIS souffrent d’un manque de reconnaissance de leurs produits, qui, s’ils ne sont pas mauvais, n’ont aucune caractéristique susceptible d’attirer les foules.