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Performances à long terme

OCZ RevoDrive 3 : le SSD ultime ?
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Les fabricants de SSD préfèrent que nous testions leurs produits à la sortie de l’usine, car ils ont tendance à ralentir lorsqu’on commence à les utiliser. Pourtant, avec le temps, les performances des SSD finissent par se stabiliser : en règle générale, les lectures deviennent légèrement plus rapides, les écritures légèrement plus lentes et les effacements nettement plus lents.

Nous souhaitons à partir de maintenant ne plus tester les SSD neufs, car les performances qu’ils affichent en début de vie n’ont qu’un temps ; on se retrouve assez rapidement avec des performances « stables » qui, elles, durent jusqu’à ce que l’on procède à un effacement sécurisé et que l’on ne remette ainsi le produit à zéro. L’utilisateur moyen ne réinstalle pas Windows 7 sur son PC toutes les semaines. Les performances de départ sont donc certes intéressantes, mais pas réellement importantes dans la durée, contrairement à ce que nous appelons les performances à long terme.

Il s’agit d’une nouvelle procédure pour nous, mais elle est en réalité courante chez les professionnels de l’informatique. L’association des producteurs et des consommateurs de produits de stockage, la Storage Networking Industry Association (SNIA), recommande d'ailleurs de tester les performances à long terme des SSD, car il s’agit effectivement de la seule manière de déterminer la manière dont se comporte réellement un SSD en situation réelle.

Il existe plusieurs manières d’amener un SSD à son état stable, mais nous avons opté pour le kit IPEAK d’Intel (Intel Performance Evaluation and Analysis Kit). Il s’agit d’un benchmark traceur, ce qui signifie que nous utilisons un enregistrement d’entrées/sorties pour mesurer les performances du lecteur. Notre enregistrement (que nous avons nommé Storage Bench 1.0) capture deux semaines d’utilisation de l’ordinateur personnel de notre rédacteur Andrew Ku et illustre les entrées/sorties que l’on est susceptibles de voir durant les premières semaines suivant l’achat d’un ordinateur, à savoir beaucoup de configuration.

Notre rédacteur a procédé à l’installation des logiciels suivants :

  • Une série de jeux comme Call of Duty: Modern Warfare 2, Crysis 2 et Civilization V
  • Microsoft Office 2010 Professionnel Plus
  • Firefox
  • VMware
  • Adobe Photoshop CS5
  • Divers utilitaires pour imprimantes Canon et HP
  • Outils d’étalonnage LCD : ColorEyes, i1Match
  • Utilitaires classiques : WinZip, Adobe Acrobat Reader, WinRAR, Skype
  • Outils de développement : SDK Android, SDK iOS et Bloodshed
  • Logiciels multimédia : iTunes, VLC


Passé la phase d’installation, la charge de travail est modérée. Andrew lit les news, recherche des informations sur le web, lit des documents techniques, compile de temps en temps du code, lance des benchmarks de jeux et étalonne des moniteurs. Il retouche également des photos, les uploade sur le serveur de la rédaction, rédige des articles dans Word et effectue des recherches dans plusieurs fenêtre Firefox.

Ces deux semaines d’utilisation on engendré les statistiques suivantes :

Statistique
Storage Bench 1.0
Opérations de lecture
7 408 938
Opérations d'écriture3 061 162
Volume de données lu
84.27 GB
Volume de données écrite
142.19 GB
Profondeur de file max.
452

Selon ces statistiques, Andrew écrit plus de données qu’il n’en lit au cours de ces deux semaines ; il s’agit de remettre ce paradoxe apparent en contexte : n’oublions pas qu’il a d’abord fallu configurer l’ordinateur, c’est-à-dire installer une série de logiciels. Si l’on exclut les premières heures de l’enregistrement, le volume d’écriture chute de plus de 50 %. Au quotidien, son schéma d’utilisation est donc relativement équilibré : entre 8 et 10 Go par jour, composés à peu près pour moitié de lectures et à peu près pour moitié d’écritures. Il s’agit d’un scénario typique pour un utilisateur d’ordinateur de bureau ; les grands consommateurs de fichiers audio et vidéo devraient toutefois s’attendre à un plus gros quota de lectures.

Notons par ailleurs qu’en installant tout durant les premières heures, nous avons spécifiquement évité de créer un enregistrement de trop grande taille, car cela ne correspond pas à un usage réel. Comme le souligne Intel, les enregistrements de cette nature sont très artificiels car il ne prennent pas en compte le garbage collection qui s’effectue au repos et qui a un effet notable sur les performances (comme nous le verrons plus loin dans ce dossier).