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Impression

Prise de vue et traitement noir et blanc des photographies en numérique
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Le domaine de l’impression de fichiers numériques est aujourd’hui très vaste et complexe. Les technologies ne sont pas encore tout à fait matures mais les constructeurs apportent des solutions techniques de plus en plus efficaces aux problématiques liées à l’impression de photographies. Nous ne rentrerons donc pas en détail sur ce sujet dans cet article, mais ferons un rapide tour d’horizon des solutions disponibles aujourd’hui pour celui ou celle qui, une fois en possession d’un fichier numérique noir et blanc satisfaisant, souhaite réaliser un bon tirage.

Rappelons tout d’abord que l’amateur de noir et blanc argentique utilise pour réaliser ses tirages un agrandisseur optique qui permet de fixer sur un papier sensible l’image projetée et agrandie à travers le négatif. Depuis quelques dizaines d’années, deux grands types de papier sont majoritairement utilisés : le RC (Resin Coated ou plastique) et le baryté (ou papier fibre). Ce dernier est plus délicat à manipuler, mais apporte au tirage des qualités esthétiques, de tenues et de conservation bien supérieure au RC.

En impression numérique noir et blanc, l’offre est beaucoup plus complexe, puisque chaque constructeur utilise ses encres et propose ses propres papiers. Si l’on peut aujourd’hui comparer la qualité d’impression d’une photographie en sortie d’un appareil récent, on ne peut que difficilement évaluer la stabilité des impressions dans le temps (les constructeurs se basent sur un vieillissement théorique calculé). De plus de nombreux problèmes récurrents trahissent la faiblesse des technologies actuelles : métamérisme (le tirage noir et blanc observé sous différentes sources de lumière montrera des dominantes colorées), dmax faible (les noirs ne sont pas vraiment noirs, les nuances subtiles de gris sont absentes)…

L’offre est donc immensément vaste et il est difficile pour l’amateur de trouver des solutions d’impression satisfaisantes. Néanmoins, voici quelques pistes qui vous permettront de tenter l’aventure.

  • L’impression en laboratoire professionnel
Alors que de nombreux laboratoires grand public communiquent beaucoup sur de petits tirages couleurs, l’amateur de noir et blanc recherchera plutôt des tirages de qualité de dimension supérieure. Se tourner vers un laboratoire spécialisé, c’est être sûr d’entretenir une relation avec un professionnel de l’image. Si les tarifs sont souvent plus élevés qu’en laboratoire grand public, la qualité est, la plupart du temps, au rendez vous. L’amateur ne tirant qu’occasionnellement quelques photos aura tout intérêt à se tourner vers cette solution.

Les imprimantes Epson R2400 et HP B9180 sont équipées de plusieurs cartouches pour le noir et blanc et d’encres pigmentaires

  • L’imprimante jet d’encre
L’offre est ici pléthorique. Les constructeurs proposent cependant des machines de plus en plus performantes. Il faut cependant privilégier les imprimantes équipées de plusieurs cartouches de noirs et gris (noir mat, noir brillant…) qui, pour l’impression noir et blanc restituent un résultat beaucoup plus fidèle aux imprimantes photo traditionnelles. De plus, on se tournera plus favorablement vers ce que l’on appelle les encres "pigmentaires", plus fidèles, moins soumises au métamérisme et surtout plus durables dans le temps. L’impression à domicile implique cependant un contrôle total de la chaine graphique, et de nombreux tests, qui peuvent s’avérer laborieux et coûteux, sont souvent nécessaires pour arriver à un résultat satisfaisant.

Le procédé de "piezographie" utilise les encres dites "au charbon"

  • La Piezography
Cette technique consiste à utiliser une imprimante jet d’encre avec des encres spéciales aux "pigments de charbon". Ces encres associées à des papiers de qualité garantissent des tirages noir et blanc d’une qualité bien supérieure à l’impression jet d’encre traditionnelle. Il existe un site Internet décrivant cette méthode.