Le constructeur Anobit, nouveau venu (la société a été créée en 2006) sur le marché pourtant déjà fort concurrentiel des SSD, vient d’annoncer ses premiers produits baptisés Genesis. Embarquant des puces de mémoire flash MLC ainsi qu’un contrôleur propriétaire, ces SSD bénéficient d’une technologie baptisée Memory Signal Processing (MSP) qui permettrait, selon Anobit, d’améliorer la fiabilité de ce type de mémoire de masse.
Fiabilité et durée de vie
Ainsi, la MLC deviendrait aussi fiable que la SLC et pourrait supporter 50 000 cycles d’écriture (contre 10 000 environ avec les SSD classiques), tandis que la fiabilité de la MLC "3 bits par cellule" serait équivalente à celle de la MLC. En pratique, il serait possible d’écrire 4 To par jour pendant 5 ans avec le modèle 400 Go, la version 200 Go étant plus fragile puisque limitée à « seulement » 2 To/jour sur la même période.
Les performances ne seraient pas en reste avec des débits pouvant atteindre 220 Mo/s en lecture et 180 Mo/s en écriture séquentielle. En lecture et écriture aléatoire, les performances atteignent respectivement 30 000 IOPS et 20 000 IOPS. Hélas, le constructeur reste assez vague sur cette technologie « révolutionnaire » qui parviendrait à améliorer la fiabilité des SSD tout en affichant des performances honorables. Mais si ces chiffres sont exacts et qu’il ne s’agit pas d’un simple tour de magie marketing, les acteurs actuels du marché des SSD ont peut-être des soucis à se faire…

Bof, autant qu'Abit, Asus, ...