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Conclusion

L’UEFI : futur succès ou flop ?
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L’EFI n’a pas séduit. C’est aujourd’hui un fait qu’il est impossible de nier. Les raisons restent par contre mal comprises et même les acteurs en haut de l’affiche ont du mal à mettre le doigt sur ce qui ne va pas.

Il est indéniable que l’UEFI a des atouts et qu’il remplacera le BIOS un jour où l’autre principalement parce que c’est le seul moyen de dépasser la limite des 2 Tio. Ses fondations open source, son langage de programmation en C, la gestion des bytecodes ou la possibilité de créer des applications avancées en font une interface intéressante. Même si elle n’est pas exempte de défauts, l’EFI a des atouts non négligeables et l’idée d’un hyperviseur de type 1 a un sérieux potentiel.

Le problème est ailleurs et réside dans le fait qu’aujourd’hui, il n’apporte pas suffisamment de fonctionnalités pour se distinguer du BIOS classique. À l’heure où les consommateurs cherchent un OS rapide leur permettant d’accéder immédiatement aux fonctions primaires de leurs machines pour éviter d’avoir à attendre que le système d'exploitation classique se lance, l’UEFI ne fait que s’occuper du démarrage de la machine. De plus, malgré ses possibilités, les temps d’amorçage restent similaires à ceux du BIOS.

Bref, l’UEFI est un BIOS moderne et c’est probablement là tout le problème. Le BIOS est une fonctionnalité nécessaire, mais très mal connue. Très peu d’utilisateurs vont régulièrement y faire un tour pour changer leur configuration. Même les plus experts ont tendance à oublier ce composant une fois qu’ils ont personnalisé leurs réglages. Si une interface plus accueillante est un point positif pour le profane, il laisse souvent l’expert indifférent. Pire encore, on peut soupçonner que les habitués n’aient pas aimé réapprendre à naviguer dans des menus pour retrouver les options qu’ils avaient l’habitude d’accéder sans même regarder l’écran, ce qui explique que beaucoup aient flashé leur carte mère ou que les éditeurs privilégient les interfaces ressemblant au BIOS classique.

Bref, le passage à l’UEFI est inévitable, mais son arrivée ne révolutionnera pas le monde de l’informatique et les restes du temps du BIOS ne sont pas prêt de s’effacer.