Microsoft et l'Union Européenne : le retour

Neelie Kroes, membre de la Commission européenne chargée de la concurrenceAprès Windows, la Commission Européenne s’attaque maintenant à Office et l’intégration d’Internet Explorer.

Microsoft et l’Union Européenne : épisode 1

Après de longues années de rebondissement entre l’Union Européenne et Microsoft au sujet de la décision condamnant la firme de Redmond pour abus de position dominante, nous avions eu droit à l’épilogue en octobre 2007 (cf. « Microsoft et l’UE : épilogue »). Microsoft se pliait enfin à toutes les exigences du vieux continent après un entretien téléphonique entre Steve Ballmer et Neelle Kroes membre de la Commission Européenne chargée de la concurrence.

Microsoft et l’Union Européenne : épisode 2

Nous annoncions néanmoins à l’époque une fin ouverte alors que l’Europe annonçait surveiller Microsoft de près. Nous savons aujourd’hui que le géant du logiciel est sous le joug d’une investigation. L’Europe aurait des raisons de croire que Microsoft a refusé de divulguer certaines informations sur l’interopérabilité d’une large gamme de produits (Microsoft Office, des logiciels pour serveurs et .NET Framework). Cette procédure est la conséquence d’une plainte portée par ECIS.

L’Europe compte aussi se pencher sur l’intégration d’Internet Explorer dans Windows suite à une plainte d’Opéra qui estime que Microsoft lie illégitimement son navigateur web à son système d’exploitation et souligne aussi le manque de compatibilité avec standards Internet ouverts (un test sous Acid 2 montre qu’IE est totalement à côté de la plaque). Selon Opéra, cela ferait injustement de l’ombre à la compétition. La Commission va donc se pencher sur Internet Explorer, mais aussi Windows Live et Desktop Search. Va-t-on voir apparaître une version de Windows sans Internet Explorer comme on a vu une version de Windows sans MediaPlayer ?

La Commission signale qu’elle n’a pas de preuve d’activité illégale, mais qu’elle va procéder à de plus amples investigations. Bref, voici le second volet de la série qui pourrait rapporter un argent fou à la Commission. Pour rappel Microsoft avait dû payer 497,2 millions d’euros suite à sa condamnation en mars 2004, puis 280,5 millions d’euros en juillet 2006, comme pénalité de retard pour s’être soumis à la décision de mars 2004. Cela représente donc 777,7 millions d’euros.

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26 commentaires
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  • Johan_et_Pirlouit
    L'info est intéressante, mais tout ça est avant tout du buzz par et pour Opera.

    Qu'Opera s'attache donc à améliorer son parser XML, il n'est pas du tout stable quand il reçoit des pages Web en XHTML "natif" (il plante parfois et demande alors à les retraiter comme du HTML "de base" ; on recharge la page normalement et ô miracle, ça passe), l'XHTML tel que décrit et recommandé par le W3C, organisme qui gère les standards ouverts dont Opera se dit défenseur.. Et qu'un navigateur passe sans sourciller le test Acid2 n'est pas forcément un gage de bonne conduite : IE 7 ne passe toujours pas ce test et je n'ai aucun besoin d'adapter les pages de mon site spécialement pour lui comme je devais le faire avec IE 5 et 6. Une démo est certes un bon indicateur, mais ce n'est pas l'usage courant.

    Sinon, à quand une plainte d'Opera contre Apple pour fourniture abusive d'un navigateur (Safari) et aussi contre les développeurs de KDE pour Linux, dont le navigateur Web n'est autre que le navigateur de fichiers "himself", le bien connu Konqueror ? C'est étrange, je n'ai pas entendu Opera se plaindre concernant les navigateurs embarqués dans les appareils mobiles (les téléphones notamment) et ailleurs, marché dans lequel Opera prétend être plutôt présent par la fourniture de son moteur de navigation Presto ?

    Pour le reste, ça n'enlève rien aux pratiques de MS, comparables à celles de nombre d'autres industriels.. Pas plus, d'ailleurs, que ça n'enlève de qualités à Opera en tant que navigateur..
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  • David Civera
    Ben ecoute tu soulève un point très intéréssant... Pourquoi M$ et pas Apple qui livre Mail, iLife, Quicktime, iTunes, Safari...

    Sinon pour Opera, je pense qu'il essai juste de surfer en Europe sur un point où M$ s'est déjà fait taper dessus aux US, donc faire de l'argent facile et des complications (c'est de bonne guerre)
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  • pompin83
    L' Europe n'a donc rien d'autre à faire que d'emmerder Microsoft, c'est la plus grande urgence du moment ?
    C'est à se demander pourquoi ils ont été élus tous ces potentats qui vivent à nos crochets.
    Que serait le monde informatique aujourd'hui sans des boites comme Microsoft ??
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