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Les ARM passent à 40 bits, en attendant le 64 bits

Par - Source: EETimes | B 1 commentaire

Les processeurs ARM sont de plus en plus prisés, même hors du monde de la mobilité, et pour une bonne raison : la consommation. Les performances s'approchent en effet de plus en plus de celles des ténors du secteur, alors que la consommation des CPU reste faible. En x86, par exemple, le seul processeur qui consomme peu est l'Atom et ses performances ne sont pas tellement plus élevées que celle d'un Cortex A9, par exemple. Et les processeurs ARM essayent de rentrer dans un secteur précis : les serveurs.

Un problème de bits

Le problème principal, c'est que les ARM sont encore 32 bits. Qu'un téléphone, un routeur ou une console de jeux se limite à 4 Go de mémoire est une chose, qu'un serveur le fasse en est une autre. Mais ARM a prévu le coup : une extension du jeu d'instruction v7 (utilisé notamment sur les Cortex Ax et le Snapdragon) permet de passer à 40 bits sur le bus mémoire, avec une gestion transparente de l'adressage, à la manière du PAE chez Intel. En simplifiant, chaque application dispose de son accès à un bus mémoire sur 32 bits (4 Go) mais le processeur gère (au total) 1 To de mémoire et utilise un système de pointage pour que chaque application dispose de sa zone mémoire.

De plus, il va aussi être possible de virtualiser sur ARM, avec des instructions permettant de gérer plus facilement un hyperviseur. Comme chez Intel, il n'est pas impossible de virtualiser un système sans les instructions en question, mais les performances sont bien évidemment plus élevées une fois qu'elles sont utilisées.

Dans la pratique, les ARM ne vont pas remplacer les SPARC, Power et autres Xeon mais — dans des serveurs de stockage par exemple — ils pourraient creuser leur trou.

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  • shooby , 26 août 2010 10:46
    je trouves ça un peu batard, de passer par du 40 bits au lieu d'arriver immédiatement au 64 bits !