Le Cloud est toujours l'un des mots clé favoris de l'industrie informatique, avec virtualisation et big data. Beaucoup d'acteurs occupent le marché et semblent proposer des services semblables. Mais quid des performances ? Avec l'aide de la société ip-label nous nous étions penché sur cette question fin 2011. Un peu plus d'un an après, il est temps de refaire un bilan. Voici les performances des trois principaux clouds publics Amazon EC2, Windows Azure et Google Apps Engine, au cours du mois de décembre 2012 (et le rappel des performances enregistrées au mois d'octobre 2011).
| Offre | Performance 2012 (2011) | Disponibilité 2012 (2011) | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Web | Interface de gestion | Globale | Accessibilité Web | SGBD | Stockage | Interface de gestion | |
| Amazon EC2 | 625 ms (608 ms) | 14,1 s (13,4 s) | 99,99 % (99,93 %) | 99,99 % (99,95 %) | 100 % (99,99 %) | 100 % (99,98 %) | 99,20% (99,61 %) |
| Windows Azure | 732 ms (577 ms) | 22,7 s (14,8 s) | 99,95 % (99,89 %) | 99,95 % (99,90 %) | 100 % (100 %) | 100 % (99,99 %) | 97,29% (98,79 %) |
| Google Apps Engine | 270 ms (260 ms) | 2,2 s (1,7 s) | 99,99 % (99,96 %) | 99,99 % (99,97 %) | 100 % (100 %) | 100 % (99,99 %) | 99,90% (99,96 %) |
Google toujours premier, Microsoft toujours dernier
Méthodologie du test
Ce benchmark se base sur un petit site hébergé sur les clouds publics. Ip-label mesure le temps d'accès à ce site de test ainsi que sa disponibilité. L'infrastructure comprend deux serveurs web frontaux, un serveur SQL et un pour le stockage. Une application php tourne sur les serveurs web et renvoie une valeur lue dans la base de données, ce qui permet de tester le bon fonctionnement interne du site. Douze robots situés dans des villes européennes tentent alors d'accéder à ce site. Ces robots mesurent le temps d'accès à la page du site, qui comprend l’émission de la requête http depuis les robots (résolution DNS incluse), le temps de traitement par l’application (requête SGBD/data store, accès au stockage) ainsi que le temps de réception de la réponse. Enfin, ip-label teste l'accès aux interfaces d'administration offerte par chaque prestataire.
Les différences de qualité de service sont toujours bien présentes, mais le classement ne change pas : Google parvient à offrir à la fois la meilleure disponibilité globale et le service le plus rapide, Amazon conserve une excellente disponibilité mais est plus lent d'accès et Microsoft termine dernier avec la moins bonne disponibilité et le service le plus lent.
Par rapport à 2011, on note tout de même une amélioration notable de la disponibilité de Windows Azure, qui est remontée au niveau de ses engagements (son SLA). Le temps d'accès s'est au contraire détérioré. Azure a pourtant résolu en grande partie le temps de résolution DNS qui pouvait être l'année dernière 10 fois plus élevé que chez les concurrents (Azure a pour particularité de cacher l'IP d'un site hébergé dans son cloud derrière un second DNS interne, ce qui logiquement rallonge le temps de résolution). Azure est descendu à 80 ms en moyenne, ce qui est toujours plus lent, mais du même ordre que EC2 ou Apps Engine. Cette année, Microsoft souffre d'un autre problème : l'accès à l'interface de gestion. La nouvelle version développée en HTML5 se montre bien plus lente et moins fiable que la précédente.
Des infrastructures stables mais pas à l'abri d'un accident
Ces chiffres montrent la situation telle qu'elle était en décembre. Mais quid du reste de l'année ? Les graphiques ci-dessous montrent l'évolution des performances et de la disponibilité de chaque Cloud au cours de 2012.
Comme on peut le voir, aucun fournisseur n'est à l'abri d'un gros pépin. Amazon par exemple, a connu un épisode douloureux en mars : le temps d'accès a crû de près de 40 % par rapport à la normale quand la disponibilité baissait de près de 5 points. Google a subi un février noir : performance divisée par 3 et disponibilité de 89 % seulement. Azure, s'est révélé le plus stable des trois. Cependant, le service fut totalement inaccessible le 6 décembre dernier.
Ces gros problèmes ponctuels mis de côté, on constate que les performances sont extrêmement stables sur l'Apps Engine de Google et l'Elastic Cloud d'Amazon (variation de moins de 30 ms sur l'année). Windows Azure est plus irrégulier (variation d'environ 60 ms maximum).
Globalement, les performances des clouds publics sont restées stables en un an et leur disponibilité s'est améliorée. Espérons que cette tendance vertueuse persiste en 2013 !

2) Parce que les VM, c'est côté serveur (d'après ce que je comprends de ta question). C'est donc "transparent" pour l'utilisateur, surtout une fois installées.
3) Les Active directory ne posent globalement pas de pb de performances, puisqu'il s'agit avant tout de valider des droits, gérer des profils/groupes, et avoir des annuaires à disposition. Sorti de ça, les soucis de performances sont pour ainsi dire indécelables.
Un cloud, ça se juge là où c'est le plus gourmand en bande passante pour les performances "brutes", et sur les fonctionnalités disponibles l'utilisateur.