Cloud : l’Europe à la traîne

Si l’Europe est à la traîne en matière d’adoption de Cloud Computing, c’est parce que les éditeurs américains - les n°1  du secteur - manquent de datacenters sur le Vieux Continent. Le cabinet d’analyste 451 Group, à l’occasion d’un Webcast, a souhaité démontrer les disparités qui existent entre continents en matière d’adoption du Cloud Computing. Ainsi, en termes de dépenses dans le nuage, 57% sont réalisées aux Etats-Unis, contre 31% en Europe et un faible 12 % en Asie. L’écart se creuse énormément lorsqu’on aborde les dépenses liées à l’adoption des Iaas (Infrastructure-as-a-service), comme le fournissent Amazon EC2 ou encore Azure de Microsoft. Sur ce créneau, 93% des dépenses sont effectuées outre-Atlantique, contre seulement 6% en Europe et 1% en Asie. Un véritable fossé, que le cabinet d’analyste explique notamment par la presque absence de datacenters sur le sol européen.

Un parc clairsemé qui ne pousse pas les entreprises européennes à lorgner vers des solutions dont la majeure partie sont l’oeuvre d’éditeurs américains. Elles sont davantage enclines à s’appuyer sur leur opérateur télécoms, qui représentent un gage de fiabilité dans le secteur. A l’image d’Orange Business Services en France qui, pour monter son offre de Cloud, a décidé de commercialiser les services en nuage de Microsoft Online (Exchange Online, Office Communications Online, SharePoint Online et Office Live Meeting Online).

En tant qu’éditeur n°1, Microsoft ne dispose que de deux datacenters en Europe, localisés à Amsterdam et Dublin.

Pour le 451 Group, le problème pourrait également venir des lois de conservation et de sauvegarde des données. Une directive européenne impose en effet aux entreprises de l’UE de conserver leurs données sur le territoire européen. Une régulation incompatible le Patriot Act aux US.

Posez une question dans la catégorie Les news : vos réactions du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
5 commentaires
    Votre commentaire
  • HyundaiMenuSelect
    En même temps si ça se casse la gueule, on sera bien contents, on sera bien moins touchés.
    5
  • Anonyme
    en passant le a majuscule existe avec des accents : À au lieu de A en début de phrase...
    et deux, l'avis du cabinet d’analyste 451 Group n'a que peu d'importance... combien de cabinets de ce type existent ?
    -2
  • toto408
    451
    1