Le cloud au secours du plus grand téléscope

Promu conjointement par l’Australie et la Nouvelle Zélande, soutenu financièrement par la France, la Chine, l’Allemagne, l’Italie, l’Angleterre et les Pays-Bas, le Radiotélescope SKA (Square Kilomètre Array) se veut le plus grand jamais envisagé. Sa construction devrait démarrer vers 2015 pour n’être que partiellement opérationnel en 2020. Plus de 2 milliards de dollars seront engloutis dans ce projet qui comporte 3000 paraboles réparties sur 1 kilomètre carré. Il est actuellement prévu que le système soit géré par le supercalculateur du Centre Informatique de Pawsey (qui fait partie intégrante du projet SKA) d’une puissance de 200 teraflops avec 1,5 petaoctets  de capacité de stockage.

Mais deux chercheurs d’Oxford prédisent déjà qu’il faudra bien davantage de puissance pour analyser le flux d’informations généré par ce radiotélescope au pouvoir de découverte potentiellement 10 000 fois supérieur au meilleur des radiotélescopes actuels ! Selon R.Newman et J Tseng, le volume d’information serait de plusieurs Exaoctets par an. Ils proposent donc de s’appuyer sur les expériences de Grid Computing du CERN pour utiliser des milliers voire des millions de PC d’utilisateurs volontaires, formant ce que les auteurs appellent un « Desktop Cloud », afin de traiter et même stocker cette volumétrie d’information. L’idée n’est pas nouvelle puisqu’elle a été mise en œuvre pour SETI@Home ainsi que pour le Decrypthon, entre autres.

Les deux chercheurs entendent lancer dès septembre prochain une expérimentation mettant en œuvre cette vision afin de prouver la faisabilité de leur projet et sa capacité à traiter les volumétries envisagées.

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