Core i5 et i3 mobile : enfin la fin des Core 2 Duo ?

Conclusion

Nous sommes aujourd’hui en janvier 2010, plus d’un an après l’apparition de l'architecture Nehalem et des premiers processeurs basés sur celle-ci, les Bloomfield, destinés aux ordinateurs de bureau. Bien qu’Intel ait lancé à la fin de l’année dernière une première déclinaison mobile de cette architecture, qui a pris la forme des processeurs Clarksfield, celle-ci n’a jamais été destinée au grand public, pour une simple raison de consommation, comme le démontraient nos tests.

Quinze mois après la révolution Nehalem, nous voyons enfin apparaître la première puce réellement destinée aux portables milieu de gamme. Et encore, techniquement, les Core i7, i5 et i3 mobiles appartiennent à la famille des Westmere, car Intel est passé de la gravure en 45 nm à celle en 32 nm.

L’intégration de toute une série de composants (cœur graphique, contrôleur mémoire et contrôleur PCIe) au sein de ces nouveaux processeurs, certes sur un die séparé, signifie que le reste de la plateforme d’Intel s’est soudainement extrêmement simplifié. Fini le northbridge : il est maintenant remplacé par une puce finalement très similaire à un simple southbridge, et tout le reste déménage dans le package du processeur.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la consommation des processeurs Arrandale est pratiquement identique à celle des générations de puces qui les ont précédé, bien que la plateforme prise dans son ensemble soit en pratique moins gourmande que ses ancêtres.

Dans les faits, c’est surtout à une hausse des performances que nous assistons, et ce, grâce à l’Hyper Threading, au Turbo Boost et au fréquences dynamiques du cœur graphique, trois fonctions qui maintiennent le processeur au plus près de son TDP nominal et qui sont responsables de la diminution de l’autonomie par watt-heure disponible. Nos tests montrent toutefois que nous ne nous sentirons pas à l’étroit sur ce dernier plan : au final, les Arrandale parviennent à atteindre le meilleur équilibre entre performances et consommation que nous ayons jamais vu.

Bien entendu, pour maintenir cet équilibre, il est nécessaire de faire appel au CPU 32 nm (« Hillel ») et au cœur graphique 45 nm (« Ironlake ») des processeurs Arrandale : si la mobilité est votre principal objectif, vous éviterez d’opter pour une carte graphique séparée, et abandonnerez du même coup l'idée de jouer… malgré la complexité et la compatibilité DirectX 10 de l’IGP. Heureusement, l’Intel HD Graphics reste un bon moteur de lecture vidéo : il est en effet capable d’accélérer les trois codecs utilisables par les disques Blu-ray, prend en charge l’audio LPCM multi-canal via HDMI et facilite le bitstreaming de Dolby TrueHD / DTS-HD MA. De quoi vous permettre d’utiliser votre portable en home cinéma.

Nous n’avons pas été particulièrement séduits par les Clarkdale dans le segment PC de bureau (surtout lorsqu’on les compare aux alternatives disponibles pour les 200 $ qu’Intel demande pour son Core i5-661), mais les Arrandale sont des processeurs considérablement plus attrayants. Suffisamment pour sonner le glas des Core 2 Duo…