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Interface utilisateur et calibration

Dell UP3214Q (31,5") : la 4K en voie de démocratisation
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Comme c’était le cas pour l’Asus PQ321Q, il faut donc nécessairement passer par le DisplayPort pour utiliser ce moniteur dans sa définition native. De plus, la carte graphique doit être compatible avec la révision 1.2 de ce standard afin d’accéder à la fonctionnalité multi-flux (MST). D’origine, le DisplayPort 1.2 est désactivé sur l’UP3214Q, ce qui signifie que l’on se voit cantonné à 30 Hz. Si l’on peut encore éventuellement s’en accommoder pour les jeux, tout autre usage s’avère infernal : les objets comme le curseur souffrent de saccades dès lors que l’on les déplace. Fort heureusement, un simple tour dans le menu pour activer le DisplayPort 1.2 permet de résoudre le problème. Si l’Asus PQ321Q est parfois proposé à l’étranger avec une double entrée HDMI, ce n’est pas le cas ici : l’UP3214Q ne propose qu’un seul port HDMI v1.4a.

Nous avons eu une bonne surprise en branchant le moniteur de Dell sur notre AMD Radeon HD 7700 : bien que MSI spécifie une définition maximale de 2560x1600, il a été possible de générer un affichage en 3840x2160 à 60 Hz sans problème quelconque et ce avec un pilote pas franchement à jour (13.250.18.0, sorti en novembre dernier). Vu que ce test porte essentiellement sur la qualité d’image et l’usage, nous n’avons pas effectué de benchmarks avec des jeux, mais il est évident qu’une Radeon HD 7700 ne fera pas l’affaire pour cela.

L’interface à l’écran est grande, riche en réglages pour la calibration ainsi qu’en fonctionnalités pratiques. La navigation se fait à l’aide des cinq boutons tactiles (sensitifs) situés sur le coin inférieur droit du moniteur.  Le fait d’en toucher un, quel qu’il soit, fait apparaitre l’interface ainsi que des icônes précisant les fonctions de chaque bouton.

Un menu rapide donnant accès aux fonctionnalités les plus fréquemment utilisées peut être affiché en appuyant sur le bouton du bas. On compte huit modes d’image préréglés que nous allons détailler un par un.

En appuyant sur Menu, on accède à l’interface complète.

Comme c’est le cas pour la plupart des moniteurs, la marge de manœuvre réellement efficace pour le contraste est très mince : la valeur par défaut est 50, sachant que l’on peut l’augmenter jusqu’à 60 sans écraser les détails de l’image. Cependant, c’est avec un contraste à sa valeur d’origine que nous sommes parvenus à une échelle de gris ainsi qu’un contraste intra-image optimal. Offrant une très forte amplitude, les curseurs dédiés à la luminosité influent plus sur le rétroéclairage que la profondeur des noirs : à 0, on mesure un maximum de 33 cd/mcontre 326 cd/mavec une valeur de 100.

C’est donc ici que l’on choisit la source vidéo. Il faut également aller dans les réglages de l’image pour activer le DisplayPort en version 1.2.

Voyons maintenant l’interface en profondeur.

Exception faite de la luminosité et du contraste, tous les réglages relatifs à la calibration sont dans le menu dédié au paramétrage des couleurs. La possibilité de choisir le format d’entrée des couleurs est une chose rare : pour des signaux PC, le réglage RGB d’origine est correct. En revanche, si l’on branche une source ne sortant que de l’YPbPr comme par exemple un lecteur Blu-ray, il est donc possible d’activer la matrice de décodage correspondante. Les réglages de gamma (2.0 ou 2.2) sont strictement réservés aux signaux Mac ou PC et s’avèrent conformes aux valeurs annoncées. L’espace de couleur par zone est une fonctionnalité unique qui permet d’afficher simultanément deux espaces de couleurs ; une fois activé, il est possible d’ajuster le contraste sur la seule partie gauche de l’image.

Comme évoqué plus tôt, l’UP3214Q propose huit modes d’image.

D’origine, le moniteur est réglé sur le profil Standard : celui-ci utilise l’espace Adobe RGB 1998 avec un point blanc à D65. L’image est alors assez fidèle, mais le meilleur profil est Color Space, lequel permet de choisir entre sRGB et Adobe RGB. Comme on le verra plus loin, les deux espaces de couleurs produisent des résultats extrêmement proches. Les modes Game et Paper sont à utiliser avec parcimonie : l’effet pourra séduire, mais les couleurs produitesne sont pas franchement fidèles. Color Temp. s’appuie également sur l’espace Adobe RGB et débloque un unique curseur permettant de régler le point blanc en Kelvin. Les modes Multimedia et Movie ne sont accessibles qu’avec un signal YPbPr via HDMI.

Pour finir, Custom Color propose des ajustements RGB de bas et haut niveau, ainsi que le contrôle de la teinte/saturation pour les six couleurs.

Dell emploie les termes Gain pour la plage élevée et Offset pour la plage basse. Nous avons calibré le monteur à 80 % de luminosité pour régler le Gain et 30 % pour l’Offset. Sachant que tous deux sont au maximum par défaut, on s’économise le fait de soustraire les différentes couleurs avant d’arriver au résultat souhaité. Fort heureusement, la définition de contrôle est très fine, ce qui permet une grande précision.

Voici les curseurs pour la teinte/saturation.

Le gestionnaire de couleurs (CMS) fonctionne bien, mais il est quelque peu limité par l’absence de contrôle pour la luminance. Autant nous avons pu améliorer les réglages avec l’espace de couleur par défaut (Adobe RGB 1998), autant nous ne sommes pas arrivés à nos fins en utilisant un profil personnalisé à partir de l’espace sRGB. Ceci étant dit, cette situation n’est pas problématique vu que le préréglage n°1 est très précis. Tous les curseurs étant à mi-chemin par défaut, il est là encore facile d’être très précis.

Voyons les autres fonctionnalités.

Outre les classiques 4:3 et 16:9, Dell ajoute un ratio 1:1. Dans ce mode, le scaler est désactivé : tous les signaux sont affichés dans leur définition d’origine, ce qui veut dire que tous les contenus d’une définition inférieure à 3840x2160 apparaitront dans une fenêtre et non pas en plein écran. Le réglage Sharpness doit rester à sa valeur d’origine (50) : l’image est trop douce en-dessous et accuse une accentuation artificielle des contours au-dessus. Uniformity Compensation s’appuie sur une table de référence interne. Après avoir effectué quelques tests avec et sans, nous avons trouvé identifié quelques compromis sur l’image. Pour faire court, l’activation de ce réglage améliore l’uniformité de l’écran tout en réduisant le contraste, ce qui nous a donc poussés à le désactiver. On peut voir sur l’image que le DisplayPort 1.2 est grisé : ceci s’explique par le fait que nous avons utilisé l’entrée HDMI dans le seul but de réaliser ces photos.

Cette fenêtre très pratique affiche des informations relatives au signal : définition d’entrée, fréquence de rafraîchissement mais aussi statut PIP et compatibilité DisplayPort.

Comme on l’a vu sur chaque photo jusqu’ici, un indicateur de consommation est systématiquement présent. Celui-ci est influencé par le niveau de rétroéclairage et dans une moindre mesure, par l’intensité lumineuse du bouton d’alimentation ainsi que les options relatives aux ports USB.

Nous apprécions le fait de pouvoir paramétrer la durée d’affichage des menus. Avec un maximum de 60 secondes, on a tout le temps nécessaire pour régler l’écran. Le menu ne peut pas être déplacé sur l’écran mais vu qu’il se situe toujours dans le coin inférieur droit, il n’y a pas grand-chose à regretter. C’est par ailleurs dans cette même zone qu’il est possible de maintenir l’interface.

Assez originale, la fonction button sound active un signal sonore à chaque fois que l’on appuie sur un bouton. Immédiatement en-dessous, on voit un réglage permettant de basculer l’image sachant que l’écran est incapable de basculer en mode portrait : il faudra donc le monter sur un autre support que celui fourni d’origine afin de profiter de cette possibilité. Comme d’habitude, le DDC/CI (Display Data Channel/Command Interface) doit rester actif pour permettre un échange symétrique de données entre l’écran et l’ordinateur. Enfin, la commande LCD Conditionning exécute une série de balayages à l’écran pour supprimer la rétention d’images.

Le dernier menu permet de modifier les fonctions des trois premiers boutons tactiles. On peut ainsi accéder en une pression à différents réglages sans avoir à naviguer dans l’interface.

Calibration

Vu la richesse des réglages proposés par l’UP3214Q, il nous a fallu tester bon nombre de scénarios avant de pouvoir en exploiter son plein potentiel. A partir du moment où l’on souhaite avoir les couleurs les plus fidèles comme c’est notre cas, les modes Custom Color et Color Space sont les plus intéressants : ce dernier ne propose pas de réglages au-delà de la luminosité et du contraste, mais il est déjà très précis d’origine, au point d’être le meilleur pour l’espace sRGB. Le profil Adobe RGB est également très bon, mais cet espace est encore mieux exploité avec le mode Custom Color qui permet de tout régler : échelle de gris, gamma, couleur et ce avec une très grande précision. La seule chose qui fasse défaut au CMS est un curseur de luminance, mais si le but est de travailler avec l’espace Adobe RGB, ce n’est pas un problème. Voici nos réglages détaillées :

Réglages de calibration
Mode d'image
Custom Color
Luminosité
32
Contraste
50
RGB Gain
Rouge 97, Vert 100, Bleu 97
RGB Offset
Rouge 50, Vert 50, Bleu 50
Teinte
Rouge 50, Vert 51, Bleu 49, Cyan 50, Magenta 52, Jaune 48
Saturation
Rouge 50, Vert 51, Bleu 53, Cyan 50, Magenta 48, Jaune 49
Gamma
PC
Sharpness
50

Pour travailler avec l’espace de couleur sRGB, nous conseillons donc le mode Color Space paramétré sur sRGB, avec la luminosité à 42 et le contraste à 50. Le gamma se détermine en fonction de la machine utilisée, PC ou Mac. Comme nous allons le voir, l’UP3214Q mérite ces efforts de calibration : l’image qu’il délivre est une des plus fidèles que nous ayons vues jusqu’ici.

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  • Alex33470 , 3 mars 2014 18:08
    Pour ma part mon Dell UP3214Q a le meme type de dérive colorimétrique et au meme endroit mais sa vire plus au rouge sur mon exemplaire, au point d'etre bien visible a l'oeil nu sur des pages de couleurs claire