Avant de calibrer n’importe quel écran, nous effectuons des mesures avec la luminosité réglée à 0 puis à 100 %, ce qui nous permet de voir comment le contraste est affecté par les capacités de luminance extrêmes d’un moniteur. Le contraste n’est pas augmenté au-delà du seuil à partir duquel les détails sont brûlés, le but étant d’arriver à la luminosité maximale sans que l’image ne soit dégradée.
Le panel d’écrans est constitué des 6 derniers modèles parvenus au laboratoire, dont l’Asus PQ321Q également QHD. Avant d’aller plus loin, précisons que les tests de luminance ont été réalisés sans compensation de l’uniformité sauf précision contraire. Lorsque cette fonctionnalité est active, la plage dynamique du moniteur diminue d’environ 25 %, ce qui s’explique en premier lieu par un niveau de noir plus élevé.

L’UP3214Q n’est donc pas aussi lumineux que l’Asus PQ321Q, mais le niveau relevé reste plus que suffisant pour la bureautique, l’imagerie ou encore les jeux. Notons qu’il est possible d’atteindre les 350 cd/m2 annoncés par Dell en augmentant le contraste, mais certains détails de l’image sont alors brûlés de même que les blancs les plus lumineux dérivent légèrement sur le vert.
La profondeur du noir est dans la moyenne de notre panel de test.

Pour un moniteur dont le rétroéclairage est poussé au maximum, les performances sont correctes. A partir du moment où l’on a besoin d’autant de luminosité (dans un environnement à fort éclairage par exemple), il faudra également une profondeur de noir accrue pour discerner les détails dans les zones sombres.
Le contraste obtenu est assez bon.

De tous les moniteurs passés au laboratoire l’année dernière, seule la moitié d’entre eux se sont montrés capables de dépasser le ratio de 1000:1. Avec ce résultat, on est assurés d’avoir une excellente image, riche en profondeur comme en relief quand bien même on utilise un fort niveau de luminosité.
De notre point de vue, une luminosité de 50 cd/m² constitue un minimum en-dessous duquel on tend à éprouver une fatigue oculaire. Certains moniteurs dont celui de Dell sont en-dessous de cette valeur : nous avons relevé 33,6211 cd/m² avec le rétroéclairage au minimum. L’image étant alors trop sombre, il faut augmenter la luminosité à 8 pour atteindre les 50 cd/m².
En revanche, le niveau de noir minimum est assez bon.

La mesure de 0,0346 cd/m² est très basse : à ce niveau, on a l’impression que le moniteur est éteint. Quand bien même on augmente la luminosité pour atteindre 50 cd/m², le niveau de noir reste excellent avec 0,0512 cd/m². Il s’agit tout simplement d’un des meilleures performances que nous avons pu constater à ce jour.
Passons maintenant au contraste.

Le moniteur de Dell est très constant : quel que soit le niveau de contraste, l’image ne se dégrade pas. Cette tendance positive commence à émerger parmi les moniteurs récents, une très bonne chose sachant que la majorité des produits tend à voir son contraste varier dès lors que l’on modifie le niveau de rétroéclairage.
Résultats post-calibration
Etant donné que nous considérons la valeur de 200 cd/m² comme idéale, tous les moniteurs sont calibrés pour l’atteindre. Dans une pièce avec un éclairage ambiant normal (comme un bureau par exemple), cette luminosité permet d’avoir une image précise, vivante avec un maximum de détails tout en minimisant la fatigue visuelle. C’est également le niveau idéal pour le gamma et l’échelle des gris que nous verrons sur la page suivante.
Dans une pièce sombre, de nombreux utilisateurs professionnels préfèreront une calibration à 120 cd/m². Les tests montrent que ceci n’influe pas ou très peu sur le niveau de noir post-calibration tout comme les mesures de contraste.

Le niveau de noir post-calibration reste faible et donc satisfaisant. Rappelons que ces tests sont effectués sans compensation de l’uniformité, fonctionnalité qui augmente le niveau de noir d’environ 25 % comme nous le verrons sur la page suivante. Concrètement, l’uniformité est alors légèrement améliorée mais le contraste accuse une baisse sensible, ce qui nous pousse à désactiver cette compensation.
Voici le contraste post-calibration.

Le contraste post-calibration témoigne de la constance du moniteur en s’établissant à 1005,5:1. Il s’agit d’une excellente performance, d’autant plus que la plage dynamique n’en souffre pas : certains modèles peuvent voir leur contraste baisser sensiblement lorsqu’on les règle pour atteindre une fidélité des couleurs ainsi qu’une échelle de gris optimales.
Taux de contraste ANSI
Autre mesure importante pour le contraste, l’ANSI (Institut de normalisation américaine). Pour ce test, nous utilisons un damier à seize cases : le benchmark est donc un peu plus réaliste que des mesures effectuées écran allumé/éteint vu que l’on apprécie alors la capacité d’un écran à maintenir simultanément des niveaux de blanc/noir complets, ce qui prend donc en compte l’uniformité de la dalle. La moyenne de huit mesures de blanc complet est divisée par la moyenne de huit mesures de noir total pour parvenir au résultat ANSI.

Ce test nous donne l’occasion de mesurer les conséquences de la compensation de l’uniformité : cette dernière est effectivement améliorée, mais le contraste perd 25 %. Il nous semble que l’écran est suffisamment plaisant d’origine pour ne pas activer cette fonctionnalité.
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0 MasquerAlex33470 , 3 mars 2014 18:08Pour ma part mon Dell UP3214Q a le meme type de dérive colorimétrique et au meme endroit mais sa vire plus au rouge sur mon exemplaire, au point d'etre bien visible a l'oeil nu sur des pages de couleurs claire