Test femtocell : améliorer sa réception cellulaire

Femtocell ?

La technologie femtocell tire son nom du préfixe grec « femto », qui représente un millionième de milliardième d'une unité. Il a été choisi parce que les boîtiers femtocell ont une puissance très limitée, bien plus faible que les antennes relais classiques. À ce niveau, on est environ à cinq fois moins qu'une borne Wi-Fi soit 20 mW en émission.

La technologie femtocell a deux buts : augmenter la couverture et limiter l'engorgement des réseaux.

Pour le premier point, l'intérêt est évident : les boîtiers fournissent une couverture réseau de qualité en cas de problèmes de réception. La portée habituelle des femtocell est généralement de quinze mètres environ, de quoi couvrir une habitation moyenne. Le seul prérequis est évidemment une connexion à Internet haut débit : les données et les communications doivent être envoyées sur le réseau de l'opérateur.

Pour le second point, c'est moins évident au premier abord, mais l'intérêt est là : nous venons de voir que les communications et les données émises à travers le boîtier femtocell sont en fait transmises via Internet, ce qui intéressant pour les opérateurs. En effet, au lieu de saturer le réseau 3G avant d'arriver sur le backbone de l'opérateur, les données passent directement de la ligne haut débit de l'abonné au backbone en question. Et donc, le réseau 3G est moins chargé, ce qui permet d'améliorer la qualité de celui-ci.

Un dernier avantage pour l'utilisateur — dans certains cas — est que le débit est parfois plus élevé. En effet, le réseau 3G classique est partagé et les antennes relais ont des limites au niveau de la connexion au backbone. Si le lien sature parce qu'il y a beaucoup d'utilisateurs, le débit chute. Avec un boîtier femtocell et une ligne haut débit rapide, ce problème disparaît et les débits sont donc plus élevés — du moins en théorie — qu'en temps normal. Comme nous allons le voir, il y a quelques limites.