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Quoi de neuf dans Firefox 4 ? (suite)

Le grand comparatif des navigateurs
Par

Firefox Sync

Avec Firefox 4, Mozilla nous offre maintenant la possibilité de synchroniser nos données entre plusieurs machines, un peu comme le font Google Chrome, Opera Link et l’extension multi-navigateurs XMarks. Voici une rapide comparaison des services de synchronisation proposés par les trois navigateurs :


Chrome Sync
Firefox Sync
Opera Link
Platformes
Windows, OS X, Linux
Windows, OS X, Linux, Android, iOS
Windows, OS X, Linux, Android, iOS
Fonctionnalités

Applications, remplissage automatique, marque-pages, extension, mots de passe, préférences, thèmes

Marque-pages, mots de passe, préférences, historiques, onglets

Marque-pages, barre personnelle, historique entré, speed dial, notes, moteurs de recherche, règles de blocage de contenu

Sécurité
Mot de passeMot de passe et code d’activation ou clé de déchiffrementMot de passe
Prérequis
Plusieurs installations de ChromePlusieurs installations de Firefox + accès physique à une machine déjà synchronisée ou au fichier contenant la clé de déchiffrementPlusieurs installations d’Opera

En ce qui concerne le nombre de plateformes prises en charge, Firefox Sync et Opera Link arrivent ex-æquo. Il est également difficile de déterminer le service le plus complet : d’après notre tableau, qui reprend les déclarations des éditeurs, Chrome et Opera offrent tous deux sept fonctions tandis que Firefox n’en propose que cinq, mais la réalité est un peu plus complexe. Les applications constituent en effet une spécificité de Chrome et de ChromeOS et ne sont donc pas un élément primordial pour un navigateur normal ; et les thèmes sont assimilés aux extensions dans les autres navigateurs ; ce qui réduit donc à cinq le nombre de fonctions comparables dont dispose le navigateur de Google. Quant à Opera, sa fonction « Notes » lui est spécifique mais peut être répliquée à l’aide d’extensions dans les autres navigateurs ; la barre personnelle nous apparaît comme une mention totalement redondante, dans la mesure où elle dépend directement des marque-pages dans les autres navigateurs ; et l’historique entré et le speed dial, même pris conjointement, ne représentent pas la totalité de l’historique ; bref, Opera se retrouve avec 3,5 fonctions comparables. Les cinq fonctions de Firefox Sync sont toutes valables et comparables à celles des autres navigateurs. Au final, le match s’effectue plutôt entre Chrome et Firefox, le facteur décisif en faveur de l’un ou de l’autre dépendant de la préférence de l’utilisateur : synchronisation des extensions (Chrome) ou des onglets (Firefox).

La sécurité semble plus poussée sous Firefox Sync, dont l’activation nécessite une clé de déchiffrement. Cette sécurité va néanmoins à l’encontre de la facilité d’utilisation : alors que Chrome et Opera ne nécessite qu’une installation et un mot de passe, Firefox Sync vous oblige également à avoir accès au fichier de déchiffrement (ou à une installation existante déjà synchronisée) sur chaque nouvelle machine.

Dans l’ensemble, nous aurions tendance à dire que Firefox Sync est le concurrent qui se démarque : il possède le support multiplateforme d’Opera, les fonctions de Chrome et une sécurité plus poussée que les deux. Ses seuls véritables inconvénients proviennent de sa configuration légèrement plus compliquée et de son incapacité à synchroniser les extensions.

Les changements sous le capot

Firefox 4 fait pour la première fois appel à la deuxième version du moteur de rendu open source Gecko (également utilisé par SeaMonkey et Epiphany, pour ne citer que deux autres exemples) et à un nouveau moteur JavaScript nommé JaegerMonkey. Comme nous l’avons déjà indiqué, HTML5 et WebGL sont également tous deux de la partie.

Tout bien considéré, Firefox 4 donne plus l’impression d’être une « plateforme de navigation web » qu’un simple navigateur. L’interface est minimaliste, mais juste assez pour ne pas rendre la navigation pénible en allant cacher des commandes ultra-utilisées dans des menus inaccessibles. Le nouveau menu « Firefox » rassemble de manière logique toutes les fonctions secondaires en un seul endroit. La barre de recherche est conservée si vous la voulez, mais la barre d’adresse prend en charge une partie de ses fonctionnalités si vous préférez vous en passer. Malgré les nombreuses évolutions, les barres d’outils restent pleinement configurables et l’ancienne interface n’est qu’à quelques clics de distance. Enfin, Firefox se met maintenant à l’heure du cloud grâce à Firefox Sync et la gestion des onglets est purement et simplement phénoménale. Reste la grande inconnue : avec tant de nouvelles fonctions et de changements, qu’est-il advenu des performances ? C’est ce que nous allons voir.