Le grand comparatif des navigateurs

Le 21 mars, nos collègues de Tom’s Hardware USA publiaient leur troisième édition du Grand Prix des Navigateurs (GPN3) et décernaient à Internet Explorer 9 le titre de champion… un jour avant la sortie de la version définitive de Firefox 4. Certes, les tests pour ce Grand Prix avaient commencé le jour du lancement d’Internet Explorer 9, mais il faut avouer que le timing de cette publication s’est au final avéré plutôt malheureux : des dizaines de fans du navigateur au panda roux ont fait résonner leur colère, torches et fourches à la main, et ont pour ainsi dire bouté le feu aux commentaires et au forum. Certains ont exigé une mise à jour de l’article afin d’y inclure Firefox 4 RC2, d’autres nous ont proposé une version finale leakée et certains, criant au blasphème et demandant la tête de notre rédacteur Adam Overa sur un plateau, ont même demandé que l’article soit retiré du site et IE9 déchu de son titre.

Nous avons décidé de mettre les choses au clair dès le départ pour ce nouveau Grand Prix des Navigateurs.

Dans ce comparatif, nous ne testons que les versions finales des navigateurs. Après tout, il convient d’être équitable : si nous commençons à accepter une version préliminaire, nous devons les accepter toutes. Le problème est que si nous procédons de cette manière, les choses partent très rapidement en vrille. Quel navigateur accepterait de voir sa vitesse comparée à celle de Chrome Canary ? Cette préversion plante quand bon lui semble, mais qu’est-ce qu’elle est rapide ! On se souvient également de la Platform Preview d’Internet Explorer 9 : le logiciel n’offrait strictement aucune interface, mais passait les benchmarks avec brio. Bref, soyons clairs : nous nous limitons au code stable et distribué officiellement. À la fin des tests, nous déclarons un navigateur vainqueur ; on ne compare pas une version de développement à un produit définitif. Point final.

La version soi-disant « définitive » de Firefox 4 qu’un lecteur nous a proposée est un parfait exemple de la direction qu’il ne faut pas prendre. Par acquit de conscience, nous l’avons soumise en interne aux mêmes tests que les autres participants au GPN3 ; heureusement que, comme nous l’a confirmé Mozilla, il ne s’agissait pas réellement d’une version définitive, car les résultats se sont avérés franchement décevants.

Mais aujourd’hui, la fondation Mozilla a enfin publié son produit fini ; il est donc temps pour Microsoft de défendre son titre. Cet article n’est toutefois pas une simple revanche, raison pour laquelle nous avons mis à jour notre batterie de tests. Firefox 4 nous permet en effet d’aborder deux nouveaux domaines : l’accélération matérielle du HTML5 et le WebGL. Avant la version finale de Firefox 4, Google Chrome était le seul navigateur à prendre en charge le WebGL et Microsoft Internet Explorer 9 le seul à faire appel à l’accélération matérielle du HTML5, ce qui rendait toute comparaison impossible. Plus maintenant.

Depuis la publication de l’article original, Chrome 10 a également reçu quelques mises à jour mineures (nous avons utilisé la version 10.0.648.204 pour ce dossier) et nous avons introduit quelques nouveaux benchmarks. Avant de passer aux tests proprement dits, commençons toutefois par passer en revue le travail qu’a effectué Mozilla au cours de ces derniers mois.