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Test GeForce GTX 680 : NVIDIA lance sa nouvelle architecture GPU

Test GeForce GTX 680 : NVIDIA lance sa nouvelle architecture GPU
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Nvidia aime les analogies. Au lancement de sa génération précédente de cartes graphiques, la société a comparé chacun de ses modules à une unité sur le champ de bataille. La GeForce GTX 480 était un char d’assaut : performances élevées, mais également prix élevé, consommation élevée et dissipation thermique élevée (cf. notre test). La GeForce GTX 460 était un chasseur, offrant un meilleur équilibre entre vitesse, rapport performances/watts et prix ; dans l’ensemble, il s’agissait d’une carte plus adaptée pour les joueurs. Enfin, la GeForce GTS 450 était le sniper, une carte censée offrir des framerates jouables en 1680 x 1050, selon Nvidia.

Ce trio de catégories a beau nous avoir semblé un peu loufoque à l’époque, il nous permet aujourd’hui d’appréhender plus aisément ce qui fait la spécificité de la GeForce GTX 680. Bien que son nom et son prix nous donnent l’impression d’avoir sous les yeux le successeur de l’actuel fleuron mono-GPU de la gamme Nvidia, il s’agit plutôt d’un « chasseur », c’est-à-dire d’une carte orientée gamers qui essaye presque totalement de faire oublier un aspect que la firme n’avait jusqu’ici cessé de marteler, à savoir les performances en GPGPU. Changement de cap donc, mais les joueurs devraient en avoir pour leur argent, comme avec la GeForce GTX 460 à son époque.

Pas toujours facile de trouver sa place

N’oublions toutefois pas que, quel que soit le rôle que Nvidia voudrait imposer à son nouveau modèle, c’est avant tout la concurrence qui décide du positionnement d’un nouveau produit. AMD a peut-être sur sa feuille de route des cartes haut de gamme dont personne n’a encore entendu parler ; mais pour l’heure, Nvidia sait cependant exactement ce que valent les six Radeon HD 7000 qui sont déjà sorties.

Si la Radeon HD 7970 était 30 ou 40 % plus rapide que ce que nos tests ont démontré, il y a de fortes chances pour que la carte que nous testons aujourd’hui ne se soit pas appelée « GeForce GTX 680 », mais bien GTX 660 ou 670. Mais le fer de lance de la gamme AMD étant ce qu’il est, Nvidia trouve qu’il est parfaitement justifié de faire succéder son nouveau « chasseur » à son ancien « char d’assaut » tout en nous faisant clairement comprendre que l’artillerie lourde ne va pas tarder à débarquer.  

Ce que nous avons donc dans les mains est une carte à 500 $ basée sur la puce Nvidia GK104 et conçue spécifiquement pour les joueurs (si le GPGPU vous intéresse, vous allez encore devoir patienter un petit peu). La GeForce GTX 680 efface certains des défauts les plus criants de la génération précédente et y ajoute une poignée de fonctionnalités intéressantes.

La carte

Avec ses 25,5 cm, la GeForce GTX 680 est un bon centimètre plus longue que les cartes AMD Radeon HD 7800 et un bon centimètre plus courte que les Radeon HD 7900.

Équipée d’un ventilateur radial, elle évacue la majeure partie de l’air chaud par sa grille arrière, qui ne fait qu’environ un demi-emplacement de large ; fort heureusement, comme nous le verrons à la page consacrée aux performances thermiques et acoustiques, la GTX 680 ne connaît pas les problèmes de surchauffe.

Le reste de la face arrière (qui prend deux emplacements) héberge quatre sorties vidéo : deux DVI dual-link, une HDMI pleine taille et une DisplayPort. Grande nouvelle : toutes ces sorties sont utilisables simultanément, ce qui répond agréablement à l’une des plus vives critiques jusqu’ici adressées à Nvidia concernant ses cartes Fermi. Nous allons enfin pouvoir procéder à des tests en configuration multi-moniteurs dans les jeux plutôt qu’en 2560 x 1600 ! Comme AMD, Nvidia annonce la prise en charge du HDMI 1.4a, des résolutions grimpant jusqu’à 4000 pixels horizontalement et de l’audio multi-flux.

Sur la tranche, la GeForce GTX 680 est dotée de deux connecteurs SLI, ce qui signifie que les configurations SLI à deux, trois et quatre voies sont de la partie (heureusement, car les AMD Radeon HD 7970 et 7950 permettent de monter des configurations CrossFire de même taille).

Nous avons également le premier élément physique semblant indiquer que la puce Nvidia GK104 est prévue pour fonctionner dans les environnements plus mainstream : la carte n’a besoin que de deux connecteurs d’alimentation auxiliaires à six broches. Avec l’emplacement PCI Express, ces deux connecteurs peuvent apporter jusqu’à 225 watts de puissance. Nvidia annonce toutefois un TDP de 195 watts, tout en précisant que la consommation devrait plus fréquemment tourner autour des 170 watts. Gardez ces chiffres en tête, car la marge disponible entre ces 170 watts et les 225 watts que peuvent fournir le port et les connecteurs ne va pas tarder à entrer en jeu.

Système de refroidissement

Nvidia affirme avoir consacré énormément d’efforts à trois aspects de son ventirad (qui occupe, comme la carte, deux emplacements) afin de réduire l’empreinte acoustique de la GeForce GTX 680, même en charge. Nous avons enlevé la jupe de la demoiselle afin d’y jeter un coup d’œil plus approfondi…

Premièrement, la firme a intégré au radiateur du GPU trois caloducs en forme de fer à cheval qui captent la chaleur du GK104 et la transfèrent dans un radiateur en aluminium occupant, une fois encore, une largeur de deux emplacements.

Deuxièmement, Nvidia a amélioré le radiateur proprement dit. Ses ailettes, par exemple, sont inclinées à l’endroit où sort l’air afin de mieux espacer le ventirad et la grille d’évacuation. Apparemment, sur les cartes précédentes, la chaleur restait coincée entre les ailettes et la grille, ce qui perturbait le refroidissement ; cette nouvelle approche est censée mieux réduire la température.

Troisièmement et dernièrement, la société affirme avoir ajouté un matériau servant de tampon acoustique au moteur du ventilateur ; notons que cette approche n’est pas exactement neuve, car c’était déjà le cas de la GeForce GTX 580, dont les nuisances sonores était effectivement déjà nettement moindres que celles de la GTX 480, tristement célèbre en la matière.

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