IBM se rapproche de l'informatique quantique

IBM va présenter ses recherches dans l’informatique quantique lors de l’American Physical Society qui a ouvert ses portes hier. Il a publié une vidéo sur YouTube présentant ses conclusions que vous pouvez visionner ci-dessous. Les travaux, qui sont parmi les premiers papiers officiels d’IBM dans ce domaine, ont permis de réduire les erreurs qui peuvent survenir lors de calculs relativement simples. Ils ont aussi optimisé l’intégrité des qubits et leur capacité à maintenir une valeur plus longtemps.

Améliorer les propriétés du qubit

Le qubit est la plus petite unité d’information d’un ordinateur quantique. Très schématiquement, elle est la représentation vectorielle d’un phénomène quantique que l’on représente par ket 1, ket 0 ou une superposition des deux (ket psi = alpha.ket0+beta.ket1) (cf. « Informatique quantique »).

Le problème est que sa manipulation est aujourd’hui très délicate. Il demande des températures proches du zéro absolu et sa durée de vie est très courte. Les chercheurs tentent donc de gérer ce phénomène de décohérence quantique qui va générer des erreurs lorsque la chaleur, des radiations électromagnétiques ou autres facteurs environnementaux causent des interférences qui corrompent le qubit.

La réponse d’IBM passe par l’utilisation de supraconducteur qui permet d’augmenter la durée de vie d’un qubit pour atteindre 10 µs, soit deux à quatre fois mieux que l’ancien record, selon Big Blue. C’est une étape importante, car cette durée de vie permet de mettre des mécanismes de correction d’erreur en place et envisager un système quantique viable plus flexible que le D-Wave One d’aujourd’hui.