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Conclusion

Atom V2 (Pine Trail) : du mieux ?
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Plus jeunes, on nous a appris à faire une liste du pour et du contre à chaque fois que nous devions prendre une décision importante. Certes, le choix que nous devons faire aujourd’hui n’entre probablement pas tout à fait dans cette catégorie, mais il y a clairement deux volets au compromis entre performances et efficacité énergétique.

Commençons par les points positifs. Le nouvel Atom D510 sur carte-mère Intel D510MO consomme moins d’énergie que la plateforme qui l’a précédé. Il n’a par conséquent pas besoin de refroidissement actif. La carte-mère en question est au format Mini-ITX, mais ses caractéristiques thermiques lui permettent de se loger dans l’un des boîtiers les plus compacts que nous ayons jamais posés sur notre banc d’essai.

Nous n’avons pas passé beaucoup de temps sous Moblin, la distribution Linux pour netbooks mis au point par Intel, mais nous avons passé une soirée à jouer avec ce système d’exploitation afin de le découvrir, et nous l’avons trouvé à la fois stable et réactif. Suffisamment pour nous convaincre de l’adopter définitivement ? Certainement pas, du moins pas tant que notre collègue Adam Overa n’aura pas terminé sa série « Definitive Linux Software Roundup ». Sous Windows 7, la nouvelle plateforme s’est montrée très réactive par rapport à ce que nous avions pu constater avec les premiers Atom et la version Beta/RC du système d’exploitation de Microsoft. Pour autant que vous vous limitiez au traitement de texte et au surf, les performances sont en fait parfaitement acceptables.

Il est toutefois difficile de limiter à ce point les acheteurs de technologie. Les tâches de base, comme la conversion d’un morceau de musique à l’aide d’iTunes ou la compression de fichiers avec WinRAR, sont nettement plus lentes sur l’Atom que sur les configurations réellement prévues pour la bureautique. Vous consommez moins d’énergie, mais vous attendez plus longtemps que l’ordinateur finisse son travail. Comme si notre choix n’était pas encore assez compliqué comme cela, le cœur graphique Intel GMA 3150 intégré aux nouveaux Atom est complètement nul en 3D, alors qu’une machine Atom 330 / Ion permettait au moins de jouer un peu à Left 4 Dead et World of Warcraft.

En conclusion, la plateforme Pine Trail est une belle vitrine pour certains des éléments de l’architecture dont l’Atom aura besoin pour attaquer de plein fouet le marché des netbooks, des terminaux internet mobiles et de l’électronique grand public (dominé par ARM), mais ce n’est probablement pas ce que vous mettriez dans un desktop… à moins, bien entendu, que vous ne fassiez partie des néophytes tout juste arrivés sur le web. Si c’est votre cas, les 55 € qu’Intel prévoit de demander pour l’ensemble carte-mère D510MO / processeur Atom D510 risquent effectivement de rendre la nouvelle plateforme bien plus attrayante qu’une configuration à base d’Ion ou de 730i, deux fois plus onéreuse.

Intel n’a toutefois aucune intention d’en rester là avec l’Atom. L’intégration des composants extérieurs, le passage de trois à deux puces, le développement de contrôleurs WiFi/WiMAX : tout cela fait partie d’une stratégie bien plus vaste qui va culminer en la plateforme Moorsetown : un ensemble composé du processeur (SoC) Lincroft, du chipset Langwell et du contrôleur wireless Evans Peak. C’est à ce moment, et à ce moment seulement, que les décisions qu’Intel a prises pour la plateforme Pine Trail prendront réellement tout leur sens.