Comparatif : quel joystick choisir ? 14 modèles en test

Quelques conseils pour vous aider à choisir

Les amateurs de simulations de vol ou de simulations spatiales ne conçoivent plus leur loisir préféré sans un joystick digne de ce nom. Seulement voilà, parler « d'un joystick » n'est pas suffisant, tant les modèles sont nombreux et variés. Avant de passer en revue de multiples produits, nous allons tenter de clarifier un peu les choses en détaillant certains aspects du joystick de simulation.

Le joystick en lui-même

Autrefois dénommé « manche à balais », le joystick est la pièce maîtresse. Il n'est plus aujourd'hui question de simples « manches », tant les fonctionnalités et les options se sont enrichies.

Un joystick doit donc d'abord permettre de manipuler son appareil au travers de deux axes, X et Y. Certains modèles s'accompagnent toutefois d'un troisième axe - Z - que l'on exploite en faisant tourner le joystick sur lui-même avec son poignet. Lorsqu'elle est présente, cette fonction permet de compenser l'absence d'un véritable palonnier.

Notons enfin que certains modèles permettent de modifier la fermeté des mouvements du stick: une option aussi rare que pratique, pour faire varier le ressenti du joueur.

Des boutons par dizaines

Tous les joysticks actuellement sur le marché disposent évidemment d'une gâchette pour faire feu sur nos ennemis, mais certains vont plus loin et ajoutent quantité de boutons supplémentaires. Dans certains cas, une seconde gâchette est ainsi présente, des boutons sont ajoutés sur la partie supérieure du manche, le long de son corps ou sur la base du joystick.

Leur position - en face des doigts par exemple - aura évidemment son importance, mais également leur souplesse, leur fermeté. Dans certains cas, il peut également y avoir une fonction dite « autofire » ou tir automatique. Dans ce cas, la pression continue du bouton permet de tirer sans interruption.

La question des boutons programmables a aussi son importance. Bien sûr, le jeu envisagé permet le plus souvent d'attribuer des fonctions précises à tel ou tel bouton ou commande. Certains constructeurs - notamment Saitek et Thrustmaster - proposent des logiciels pour aller plus loin. Ils favorisent la création de véritables profils utilisateurs qui sont autant de moyens de personnaliser le fonctionnement du joystick. Profils qui peuvent ensuite être rappelés par le joueur en fonction de ses besoins, des jeux pratiqués.

Mini-joystick et chapeau chinois

Un joystick ne se limite pas aux fonctions basiques évoquées ci-dessus et peut intégrer des molettes ou sliders complémentaires ainsi que ce que l'on a coutume d'appeler des « chapeaux chinois ». Ce dernier élément n'est pas une nouveauté puisque des modèles de joysticks des années 80 en proposaient déjà de manière récurrente, afin de contrôler les différentes vue d'un Flight Simulator par exemple. Alors placé sur la partie supérieure du manche, le mini-joystick arborait une forme conique qui n'était pas sans rappeler les chapeaux de coolie chinois... d'où le terme anglais consacré - coolie hat - et sa traduction française littérale de chapeau chinois.

Un tel accessoire est aujourd'hui indispensable tant il peut remplir des fonctions variées. Bien sûr, dans la plupart des cas, il s'agit toujours de contrôler les différents vues offertes par le jeu : caméra externe, vue arrière ou même tour du cockpit sur 360°. Ce n'est toutefois pas la seule fonction du chapeau chinois, qui peut aussi servir à naviguer à travers les menus ou à actionner de multiples commandes d'armement. Pour cette raison, il n'est pas idiot de se tourner vers un joystick qui n'intègre pas un, mais deux ou trois de ces chapeaux chinois.

Retour de force et vibrations en désuétude

Il y eu un temps où tous les joysticks haut de gamme se prévalaient de fonctions type « retour de force ». À minima, ce genre de périphériques devait au moins proposer des vibrations pour être dans le coup. L'objectif était alors d'offrir ce que les anglophones appellent un feedback, autrement dit un retour d'informations. Les tremblements du joystick correspondaient à des actions du joueur et devaient, par exemple, signifier que l'on venait de se faire toucher ou que des turbulences rendaient les manœuvres plus délicates.

Aujourd'hui, le retour de force est complètement tombé en désuétude... au moins sur les joysticks de simulation aérienne. En plus d'entraîner un surcoût non négligeable pour les fabricants, cette fonctionnalité n'a jamais convaincu les habitués de ces simulations. De fait, tous les produits haut de gamme laissent de côté ce type de fonctions. Sur l'ensemble des produits que nous avons testés, seuls quelques-uns intègrent encore des vibrations, de toute façon pas très convaincantes, ni utiles.

Molette ou véritable manette des gaz ?

Certains joysticks disposent d'une petite molette sur la base du périphérique, ou ce que l'on peut appeler un slider. L'idée est ici de permettre de gérer certaines fonctions comme l'accélération ou la décélération, sans avoir à passer par des boutons ou des touches du clavier. Les sensations sont bien meilleures, le confort plus important, même dans le cas des molettes les moins pratiques. En revanche, certains constructeurs vont beaucoup plus loin en proposant une véritable manette des gaz.

Pour réduire un peu les coûts, certains intègrent cette manette au corps du joystick, quand d'autres préfèrent proposer un second boîtier que l'on relie au joystick et que l'on peut placer presque à sa guise. Vous vous en doutez, cette seconde solution est à privilégier, même si elle fait augmenter le prix du périphérique. Un second module décuple l'immersion en donnant au joueur l'impression d'entrer dans le cockpit. Notons également que la précision est souvent meilleure, et que certains constructeurs en profitent pour intégrer une double manette des gaz sur les modèles haut de gamme : c'est le cas de Saitek et Thrustmaster.

Enfin, il nous faut signaler que la présence d'une véritable manette des gaz implique de manipuler le joystick à deux mains. Dans ces conditions, il n'est plus guère question d'utiliser le clavier pour compléter les commandes. Les fabricants de joysticks ont donc logiquement intégré quantité d'autres boutons, switchs et autres chapeaux chinois que l'on peut évidemment personnaliser.

Un palonnier ? Késako ?

Le palonnier constitue l'ultime raffinement, dès lors que l'on parle de simulation de vol ou de simulation spatiale. Là encore pour réduire les coûts, les fabricants de joysticks ont pris l'habitude de proposer une fonction de rotation du manche sur lui-même. Il s'agit ici de proposer un troisième axe de déplacement, par exemple pour modifier la gouverne de votre appareil. Dans les faits, cela fonctionne plutôt bien, même s'il faut parfois jouer les contorsionnistes du poignet lors des phases de jeu les plus intenses.

Afin d'apporter encore un surcroît d'immersion, des constructeurs tels que Saitek et Thrustmaster proposent d'aller plus loin, en commercialisant de véritables palonniers dotés de deux pédales. L'apport est bien réel, et une fois que l'on y a goûté, il faut se faire violence pour revenir à un mode de contrôle « classique ». Il nous faut toutefois reconnaître qu'un tel accessoire peut doubler voire tripler le coût de base du joystick. De fait et même si ça nous fait mal de l'admettre, l'investissement est difficile à justifier... mais le choix vous appartient, bien sûr !

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4 commentaires
    Votre commentaire
  • Patablob
    nouveau sur ce site, je poste deux messages et c'est deux messages qui partent à la trappe !!
    ca veut dire quoi ça ?
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  • magellan
    Le retour de la vengeance des joysticks... quand je pense qu'ils étaient majoritaires sur Amiga/Atari... :D
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  • stephane71
    Saitek je confirme que c'est pas top en fait, perso j'ai démonter le joystick du X55 (idem que le X56) de mon frangin pour ressouder des fils sur la prise de contact du joystick qui c'était barré.
    le soucis n'est pas les fils dessouder (panne plutôt rare et je l'ai pas eu sur le mien) , Mais la conception du bordel, c'est vraiment fait avec rien du tout en fait, on pourrait croire que c'est costaud , mais le montage c'est que du plastique et même pas de rotule comme on a l'impression de l'exterieur, des vulgaire bascules de merde ^^

    Edit: par contre niveaux boutton et "champignon" le X56 et X55 (ancien modèle quasidentique) sont bien fournit et il faut bien tout celas pour start citizen, avec le trust master va falloir utiliser le clavier ou installer une commande vocale avec le jeux.
    Après pour l'histoire des commande trop legere, c'est pas faux, mais par exemple sur le saitek x55 et 56 , il y a moyen de fixer très facilement une plaque de fer ou autre très facilement pour les rendre plus lourdes. J'ai pas ce soucis vue avec les miennes vue quelle sont fixer sur un support
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