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Electrosensibilité : faux malades ou vrai problème ?

Ondes électromagnétiques : à quoi sommes nous vraiment exposés ?
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L’impact des ondes électromagnétiques sur la santé des êtres humains fait l’objet d’un intense débat depuis l’apparition des premiers téléphones portables. Depuis de longues années certaines associations civiles mettent en garde contre les dangers potentiels de cette technologie, alors que les pouvoirs publics et les industriels tiennent, eux un discours plus rassurant. Au fur et à mesure, certaines personnes se sont décrites comme électrosensibles, et évoquent des problèmes de santé liés au téléphone portable, aux antennes relais, etc.

Tout récemment, un pas significatif a tout de même été franchi : Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut-être cancérogènes pour l’homme (Groupe 2B).

Par ailleurs, en France, un médecin cancérologue, le professeur Belpomme, étudie depuis 2008 les témoignages des personnes qui se déclarent électrosensibles. Pour lui, ces personnes sont de vrais malades, leurs symptômes ne résultent pas de maladies psychosomatiques ou psychiatriques.

A partir de plusieurs centaines de consultations, le professeur Belpomme a décrit un Syndrome d'Intolérance aux Champs Electromagnétiques (SICEM) qui se manifeste d’abord par de légers troubles neurologiques (maux de tête, fourmillements dans les membres, acouphènes, etc.) puis par de l’insomnie, de la fatigue, éventuellement une dépression, avant d’évoluer vers des déficits d’attention et de concentration et des pertes de mémoire immédiate.

Au fil du temps, les malades deviennent sensibles à des champs électromagnétiques d’intensité de plus en plus faible. En plus des symptômes, ce SICEM se remarque par des perturbations biologiques mesurables. Le professeur a mis au point un traitement, qui montre pour le moment des résultats encourageants, faisant regresser les symptômes chez une majorité des patients.

Ces recherches vont faire l’objet de publication dans des revues scientifiques à comité de lecture au cours de cette année. Les résultats de ces recherches pourraient aboutir d’ici 2015 à la reconnaissance par l’OMS de l’intolérance aux champs électromagnétiques comme une affection à part entière et pourraient pousser les pouvoirs publics, notamment en France, à reconnaître l’électrosensibilité comme une situation clinique permettant aux malades d’obtenir réparation comme c’est déjà le cas en Suède. Pour en apprendre plus sur ces recherches, vous pouvez consulter le site de l'ARTAC (l'Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse) présidée par le Pr. Belpomme.