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Faut-il aller vivre à la campagne ?

Ondes électromagnétiques : à quoi sommes nous vraiment exposés ?
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Face à ce que certains appellent la pollution électromagnétique, il peut être tentant d'aller s'installer à la campagne, loin des centres urbains. Est-ce une bonne solution ? Pour le savoir, nous avons pris des mesures à deux endroits différents. Le premier fut choisi dans la banlieue immédiate de Paris, à Courbevoie, dans une zone urbaine densément peuplée. Le second était son opposé : une maison située dans la campagne francilienne (Bréval) dont le premier voisin est éloigné de plus de 100 m. Chaque lieu possédait un équipement similaire : 4 téléphones cellulaires, au moins une borne WiFi, un ou plusieurs téléphones DECT, une femtocell UMTS. Afin de comprendre l'influence de chaque équipement, nous les avons éteints puis rallumés un à la fois.

En zone rurale, tous les équipements radio de la maison éteints, le champ électromagnétique latent était de 0,37 V/m. Le principal contributeur était la télévision hertzienne (0,3 V/m), un émetteur sur lequel on ne peut pas agir. Il y avait également une petite contribution d'une antenne GSM lointaine (0,03 V/m) et celle du téléphone DECT d'un voisin éloigné (0,1 V/m).

En zone urbaine, le niveau de champ global était de… 0,3 V/m. La différence absolue est ténue, mais on remarque que ce niveau de base était réparti sur un plus grand nombre de fréquences : FM-TV (0,1 V/m), GSM 900 (0,01 V/m), GSM 1800 (0,05 V/m), UMTS (0,04 V/m), Wifi (0,02 V/m).

Nous devons cependant souligner un point important : ces mesures sont susceptibles de varier significativement dans le temps. Par exemple, comme nous le verrons plus loin, il suffit qu’un voisin approche allume son WiFi ou passe une communication via son DECT pour que le champ reçu dans l’appartement augmente. Ce phénomène est évidemment plus probable en zone urbaine qu’en campagne.