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Faut-il avoir peur des femtocell ?

Ondes électromagnétiques : à quoi sommes nous vraiment exposés ?
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Depuis la fin 2008, SFR est le premier opérateur en France à proposer à ses clients d'installer chez eux une femtocell. Nous avons déjà eu l'occasion de tester cette mini-antenne relais domestique (cf. Test femtocell : améliorer sa réception cellulaire). Son principe est de partager la connexion à internet d’une box ADSL classique via un un réseau 3G local. Les personnes se trouvant dans une zone blanche bénéficient alors d'une connexion 3G à leur domicile ou dans leur entreprise. La cible privilégiée des femtocells est donc les habitants des zones non ou mal couvertes en 3G.

On peut être réticent à l'idée d'installer dans ses murs une antenne relais, fut-elle "femto". Cependant, nos mesures montrent que la puissance émise par cette antenne est réellement très faible. Nous l'avons installée à notre emplacement de test campagnard, d’où les réseaux 3G sont parfaitement absents en temps normal. Après allumage de la femtocell, le champ électrique dans les fréquences de la 3G était de 0,1 V/m, une valeur parmi les plus basses que nous ayons mesurées, bien loin d'un téléphone DECT (≈ 1 V/m) ou d'une box WiFi (0,5 V/m). En outre, la présence de la femtocell diminue la puissance émise par les téléphones clients, qui jouissent alors d'une excellente réception. Loin d'être un danger, la femtocell peut donc être une solution pour diminuer la pollution électromagnétique ambiante. Ces mesures ont agréablement surpris les techniciennes du Criirem venues les réaliser. « Ma surprise se situe sur la pico antenne qui semble tout à fait raisonnable » a commenté Myriam Galbrun. « [Cela] confirme notre vision de multiplier des antennes moins puissantes pour la téléphonie mobile ». Le Criirem milite en effet en faveur de la multiplication des antennes relais, associée à une diminution de la puissance de chacune d'elles afin d'améliorer la couverture tout en minimisant les risques.

Il serait aussi logique que les opérateurs facturent les appels passés via une femtocell non pas sur l'abonnement mobile mais sur l'abonnement ADSL, puisque c'est par cette connexion qu'ils transitent.