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Une nouvelle mémoire magnétique organique

Par - Source: Tom's Hardware FR | B 2 commentaires
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Le ZMP (Zinc Méthyle Phénalényle) (source : Nature)Le ZMP (Zinc Méthyle Phénalényle) (source : Nature)

Une équipe de chercheurs a montré une méthode permettant de produire une cellule de mémoire magnétique organique utilisant du cobalt, ainsi qu’un métal organique répondant au nom de zinc-méthyle-phénalényle (ZMP). Leur papier a été publié dans la revue Nature.

Les défis de la miniaturisation et les avancées de l’électronique moléculaire

La miniaturisation de la cellule de stockage magnétique est un défi important pour les chercheurs, car nous arrivons à une taille qui s’approche des limites physiques des matériaux utilisés. Moins une cellule utilise d’atomes, plus il est facile de la corrompre. Le communiqué explique qu’il est difficile de contrôler le nombre exact et l’arrangement des atomes lorsque l’on utilise des métaux et un semiconducteur.

La réponse pourrait venir de l’électronique moléculaire, une discipline qui tend à utiliser des molécules pour manipuler les propriétés d’un ensemble. En l’espèce, les chercheurs utilisent une structure non magnétique composée de zinc, utilisant du méthyle (CH3) et disposant d’une structure phénalényle (cf. schéma ci-contre). Ce n’est pas la première fois que ce genre de molécule est utilisée. Elles sont aujourd’hui très prisées dans la recherche en informatique quantique.

Schéma de la cellule magétique (source : Forschungszentrum Jülich)Schéma de la cellule magétique (source : Forschungszentrum Jülich)Une étape importante et un long chemin à parcourir

Le papier est intéressant, parce que d’habitude, la molécule en question est mal adaptée aux mémoires magnétiques, car ses propriétés changent lorsqu’elle rentre en contact avec un élément non organique et il est impossible de contrôler le spin des électrons qu’elle contient et ipso facto la valeur du bit. Or, les chercheurs ont découvert qu’en plaçant un film composé de cette molécule sur une couche de cobalt, on pouvait créer une sorte de « sandwich magnétique » contenant un bit capable d’être contrôlé à l’aide d’un champ magnétique. On obtient ainsi une cellule magnétorésistive qui peut servir de base à une ReRAM.

Les résultats sont prometteurs, car la cellule fonctionne à –20 °C au lieu de –200 °C normalement. Il y a néanmoins encore beaucoup de chemin à faire pour qu’elle soit opérationnelle à température ambiante.

Réagir Afficher 2 commentaires.
  • stevatox , 25 janvier 2013 17:02
    Bientôt il faudra donner à marger à son ordi ^^
  • ffilou6 , 27 janvier 2013 17:05
    Et à boire :-) sachant que les eaux minerales et boissons gazeuses n'ont pas les mêmes molécules ou minéraux, pouvant influencer charges + et - : magnesium, calcium, sodium et autres, lire étiquettes eaux.
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