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Conclusion

Intel Core 2000 : le test des Sandy Bridge
Par , La rédaction

Le lancement du Sandy Bridge appelle un jugement nuancé. L’architecture est une réussite sur un certain nombre de points importants, ce qui justifie l’attribution d’un prix que nous n’avions pas décerné depuis un moment. Néanmoins, nous grinçons aussi des dents face à quelques maladresses d’Intel. Commençons par ce qui ne va pas pour pouvoir entamer cette nouvelle année sur une note positive.

Premièrement, l’overclocking est très mal géré. La seule option viable pour les utilisateurs passionnés est l’utilisation d’un processeur K. Les choses se sont améliorées puisqu’il y a un an, le seul CPU débloqué était un modèle facturé à plus de 900 €. Le fait d’avoir des versions débloquées tournant entre 200 € et 300 € est une bonne nouvelle. En contrepartie, les capacités d’overclocking très limitées des Core i5 et i7 et l’absence totale d’option pour monter en fréquence sur les Core i3 vont sûrement ternir l’image d'Intel auprès des overclockeurs qui espéraient une nouvelle politique du fondeur depuis la sortie des processeurs Core « K » l’année dernière.

Deuxièmement, les choix d’Intel pour les puces graphiques intégrées sont incohérents. Sur les quatorze Sandy Bridge pour ordinateurs de bureau lancés aujourd’hui, seuls les deux processeurs les plus haut de gamme - et donc les plus susceptibles d'être associés à une carte graphique dédiée - utilisent le moteur Intel HD Graphics 3000. Les douze autres, qui intègreront des systèmes milieu de gamme ou des machines destinées à la bureautique et au Home Cinema, intègrent le décevant HD Graphics 2000.


Si l’on met de côté ces deux points négatifs, il est impossible de ne pas être impressionné par la puissance des Sandy Bridge. Les Lynnfield et Clarkdale offrent déjà des performances solides par rapport aux offres d’AMD. Des gains significatifs à fréquence égale s’ajoutent à un procédé de fabrication en 32 nm qui a suffisamment mûri pour autoriser une montée en fréquence qui amène cette plateforme sur de nouveaux sommets.

N'oublions pas la très bonne idée qu'est Quick Sync. Ni AMD ni Nvidia n'ont de quoi répondre au moteur d'encodage/décodage vidéo d'Intel, et ils n'en auront pas avant longtemps. Si vous pratiquez souvent l'édition ou la conversion de vidéos, l'investissement dans un Sandy Bridge peut se justifier par l'énorme gain de temps qu'il vous fera réaliser. Bravo à Intel pour avoir obtenu le soutien des développeurs de logiciels majeurs dès le lancement. Si AMD et Nvidia avaient eu un tel succès, nous vivrions depuis longtemps dans un monde peuplé d'applications optimisées APP/CUDA.

Si nous devions vous recommander un modèle Sandy Bridge en particulier, ce serait le Core i5-2500K. Ses performances sont remarquables par rapport à la gamme AMD ou aux autres CPU Intel, surtout lorsqu'on considère son tarif, tout juste au-dessus de la barre des 200 $ (HT, pour mille unités). Le Core i5 2500K se soustrait en outre aux contraintes de l'overclocking de la gamme Sandy Bridge grâce à son coefficient multiplicateur débloqué et les joueurs lui adjoindront une carte graphique dédiée, ce qui clôt le débat sur la puissance du GPU HD Graphics.

Nous attendons maintenant avec impatience l'architecture Bulldozer d'AMD, qui pourrait être le grain de sable qui fera grincer les engrenages bien rodés du tick-tock d'Intel.