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Plus fort que le watercooling, le metalcooling

Par - Source: EETimes | B 8 commentaires

Les chercheurs de l’Université du Maryland ont annoncé avoir reçu une subvention de 500 000 dollars (env. 390 000 euros) du gouvernement américain pour le développement de réfrigérants solides.

Le principe des alliages thermoélastiques

Depuis des années, les scientifiques travaillent à la conception d’alliages métalliques pouvant remplacer les réfrigérants gazeux reposant sur un système de vaporisation-compression. Ils ont des propriétés magnéto-caloriques qui leur permettent de changer de forme lors de l’absorption ou le relâchement de chaleur. Ces réfrigérants solides ont la grande particularité de ne pas produire de gaz à effet de serre et d’avoir un meilleur rendement. Ils sont aussi plus faciles à fabriquer et utilisent moins de pièces mécaniques.

Ces métaux thermoélastiques furent présentés au public par des chercheurs de l’Université Carbondale du Sud de l’Illinois en 2006 et en 2008 par les universitaires de l’État de Pennsylvanie. Leur principe de fonctionnement n’est pas sans rappeler celui des modules Peltier. Ces matériaux ont une structure moléculaire très désordonnée. Néanmoins, une fois qu’ils sont traversés par un champ magnétique, les molécules s’alignent. Ce changement de structure provoque un relâchement de la chaleur absorbée par le matériau, abaissant ainsi sa température. Lorsqu’il atteint une certaine température, l’alliage perd ses propriétés magnétiques et reprend sa forme initiale, absorbant ainsi la chaleur.

Des résultats encore primitifs

Les recherches de 2006 avaient montré qu’un alliage constitué de nickel-manganèse-cuivre-gallium était optimal, car les températures où il perdait ses propriétés magnétiques et ordonnait ses molécules étaient quasi-identiques, optimisant ainsi ses propriétés réfrigérantes. Nous sommes néanmoins encore loin d’une application grand public, mais ces recherches ont une portée énorme qui pourrait complètement changer les systèmes de refroidissement que nous utilisons, en passant de nos réfrigérateurs à nos PC.

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  • TheStarvingStudent , 21 juillet 2010 11:32
    ça fait rêver!
  • TheStarvingStudent , 21 juillet 2010 11:32
    petit changement de titre au passage, un peu plus hooker et geek
  • TheStarvingStudent , 21 juillet 2010 11:33
    et je n'ai toujorus pas trouver comment éditer mes messages, help!
  • eat your potato , 21 juillet 2010 11:33
    Il n'y avait pas une marque de ventilateur qui avait annoncé un truc avec des caloducs comprenant du métal liquide (un alliage très dangereux je crois) ?
  • toto408 , 21 juillet 2010 14:27
    Si, mais c'était pas le même principe, seulement un watercooling avec un métal liquide à la place de l'eau (pas de changement de phases ou autre, donc).
  • shooby , 21 juillet 2010 15:31
    la prochaine étape cela sera quoi ?
  • lbarbu , 21 juillet 2010 18:25
    @shooby

    La prochaine étape de la techonologie du métal liquide? Probablement Wolverine.

    D'un côté plus sérieux, déjà que les ordinateurs sont fragile côté électromagnétique, j'aimerais ça voir comment ce comporterais les composantes interne à proximité d'un tel champ!
  • Tremex , 21 juillet 2010 18:55
    Peut-être la haute tension ? Il y a des essais de remplacement du ventilateur (pour portables) par un "vent ionique" ("L'Usine Nouvelle, 04/06/2009).

    Pour les champs magnétiques, il est possible que le matériel supporte : il y a bien de puissants aimants dans un disque dur et ça marche. Ça ne serait pas forcément de la haute fréquence : on envisage des réfrigérateurs magnétocaloriques avec un disque magnétique rotatif : donc champ très puissant mais sous quelques Hertz.
    Il reste le problème de l'évacuation de la chaleur dans tous les cas, comme pour les caloducs : ils l'enlèvent très facilement de la surface du processeur mais après il faut toujours un gros radiateur.

    @eat your potato : ça devait être un alliage à base de gallium-indium. Normalement pas trop toxique, par contre pas toujours compatible avec tous les métaux (interdit en avion semble-t-il). Théoriquement le mercure ou le "NaK" sont aussi efficaces mais encore problématiques à leur tour.