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Les SSD et les optimisations

Les disques SSD, la fin des disques durs
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Parlons d'un sujet intéressant : les « optimisations » des SSD. Si certains s'inquiètent de la durée de vie et essayent de limiter au maximum les écritures sur le SSD en déplaçant le fichier d'échange ou le cache de certains logiciels sur un autre périphérique de stockage, d'autres ne font strictement rien et utilisent un SSD comme un disque dur classique. Dans la pratique, on se situe en fait entre ces deux extrêmes.

Passer à un OS récent

Première chose à faire, passer à un système récent comme Windows 7. En effet, ce dernier est capable de détecter les SSD, tout du moins les modèles récents, et il applique quelques optimisations. La première, c'est la désactivation de la défragmentation automatique, car le fonctionnement intrinsèque des SSD fait que la fragmentation du système de fichiers n'a pas d'impact réel sur les performances. La seconde, c'est l'intégration du TRIM au niveau du système lui-même. La troisième, c'est l'alignement des partitions.

Aligner les partitions

Un SSD travaille, comme nous l'avons vu, avec des pages de 2 ou 4 ko en interne, alors que les disques durs classiques utilisent généralement des secteurs de 512 octets en interne — les dernières générations passent au 4 ko aussi. Avec un système d'exploitation classique, le début d'une partition est positionné à 63 octets du « début » du périphérique de stockage, ce qui provoque un décalage entre la gestion interne du périphérique et la gestion du système de fichier. Avec un alignement à 63 octets, les données sont à cheval sur deux pages une fois écrites sur le SSD, ce qui ralentit les opérations de lecture et d'écriture. Avec Windows 7 et les dernières versions de Mac OS X, Linux et les utilitaires récents, la première partition commence à une position multiple de 1 024 octets, ce qui permet de « synchroniser » le système de fichier et la structure interne du périphérique.

Avec un vieux SSD ou un vieux système

Avec certains « vieux » SSD, Windows 7 n'arrive pas à déterminer si le périphérique de stockage est un SSD. En effet, la détection est simple habituellement : une commande de la norme ATA-8 envoie la vitesse de rotation, et elle est à 0 si c'est un SSD. Mais sur les anciens modèles, qui datent d'avant 2009, la commande n'est pas nécessairement implantée. Dans ce cas précis — rare —, il faut appliquer les optimisations à la main. De même, pour les personnes encore sous Windows XP, Windows Vista ou une ancienne version de Linux, il est nécessaire d'optimiser quelques points à la main. Le premier, c'est vérifier que la partition est alignée et le cas échéant le faire. Le second point, c'est éviter la défragmentation. Le dernier, c'est d'utiliser un outil de TRIM manuel, comme le Wiper d'Indilinx, de façon régulière.

Les autres optimisations que l'on voit parfois sur certains sites Internet n'ont généralement pas d'impact réel et sont parfois contre-productives. Certains conseillent par exemple de désactiver le cache du SSD, ce qui a un impact très net sur les performances : elles s'effondrent.