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Apple MacBook Air 13" mi 2013

Test Ultrabook : 21 modèles au banc d'essai
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Ergonomie, poids et connectique

Le MacBook Air a clairement donné le la des Ultrabook à leurs débuts. Du point de vue du design, il reste une référence. Il n'est plus le plus fin ni le plus léger, mais reste dans le peloton de tête. Sa finition est littéralement exemplaire : Apple maîtrise parfaitement la production de ses châssis monobloc en aluminium.

Dans le plus pur esprit Apple, la connectique du MacBook Air est spartiate. Elle ne comprend que deux ports USB 3.0, un lecteur de cartes SD et un port Thunderbolt 2. Ce dernier ouvre une foule de possibilités exclusives, comme l'utilisation d'une station d'accueil, d'adaptateurs Gigabit Ethernet, Firewire ou l'utilisation de n'importe quelle carte PCI-Express externe, mais en pratique, ces outils sont très coûteux.

Performances CPU et stockage

Ultrabook qui ne dit pas son nom, le MacBook Air utilise des composants similaires à ses concurrents sous Windows. Apple a toutefois fait des choix exclusifs. Ainsi son processeur Haswell est un modèle i5-4250U, un des rares à intégrer le GPU HD 5000. Sur le papier, il possède deux fois plus d'unités de calcul que les autres. En pratique, le gain est plus faible, d'environ 30 %. Hormis son GPU, ce Core i5 est presque identique au 4200U et offre donc des performances presque identiques aux autres Ultrabooks, dans le milieu du tableau.

Pour le stockage, Apple fait aussi cavalier seul. Il a choisi un SSD sur port PCI-Express et non plus en SATA III. À la clé, des débits supérieurs, jusqu'à 710 Mo/s en lecture et 592 Mo/s en écriture. Globalement, le MacBook remporte nos tests de stockage.

N.B. : Les performances du MacBook Air ont été mesurées sous Windows 8.1 et non Mac OS.

Écran

L'affichage est un autre domaine où Apple fait cavalier seul. Au lieu d'offrir à ses clients une dalle IPS aux angles de vision confortables, le MacBook Air utilise encore un dalle TN. Alors oui, elle est lumineuse (300 cd/m2), contrastée (731:1) et affiche des couleurs justes (deltaE = 4,4). Mais sa faible résolution (1440x900) et ses angles de vision étroits font tache sur une machine de ce prix. Espérons que la prochaine génération adopte les écrans Retina dont bénéficient déjà les MacBook Pro.

Autonomie

553 minutes, soit 9 h 13 minutes. C'est l'autonomie absolument record que nous avons mesurée avec le MacBook Air. Soit deux fois plus de temps que les moins bons Ultrabook Windows que nous avons testés et encore 25 % de plus que les meilleurs ! La performance est exceptionnelle. Elle est sans doute due en partie à un écran moins énergivore, car de moins haute résolution, mais surtout aux optimisations incluses dans Mac OS X. Depuis les premiers Mac à processeur Intel, on a toujours constaté une meilleure autonomie sous Mac OS que sous Windows. Voilà une bonne illustration de la fameuse "intégration du matériel et du logiciel" tant vantée par Apple dans son discours.

Qualité sonore

Apple a particulièrement soigné la sortie casque de son MacBook Air. C'est tout simplement la meilleure du lot et beaucoup de PC portables devraient s'en inspirer. La bande passante est sans faute (20-20000 Hz), la distorsion inférieure à 0,002 % et le rapport signal/bruit de plus de 78 dB.

Silence

Les MacBook ont la réputation d'être plutôt silencieux. Nous attendions donc beaucoup de ce MacBook Air sur plateforme Haswell. Hélas, notre sonomètre l'a "flashé" à 41,2 dB en pleine charge. C'est le troisième plus mauvais résultat des 17 Ultrabook que nous avons testé. Un point à corriger.

Température

Malgré un bruit important, le MacBook Air n'est pas un exemple de fraicheur. La température de sa coque dépasse 46 °C, ce qui trop chaud pour rester confortable sur des genoux. Toutefois, ce pic de chaleur n'est atteint que dans le coin gauche, près de la charnière : un utilisateur sera peu gêné en pratique. En outre, cette température n'a rien d'exceptionnel sur les Ultrabook. Apple est tout simplement moyen ici.

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