Toshiba : une restructuration des activités sur l’année à venir

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La dégringolade n’en finit plus pour Toshiba qui continue peu à peu de s’enfoncer dans les limbes suite à un scandale comptable qui a lourdement pénalisé son année 2015. Cette affaire, qui a tout de même coûté près de 1,2 milliard d’euros au groupe japonais, a déjà mené sur la fin de l’année dernière la vente sa division PC grand public (lire : « Toshiba se sépare de sa branche PC ») et au licenciement de quelque 8 000 personnes (lire : « Toshiba licencie 7 800 personnes et se prépare à une énorme perte »). Une situation qui n’est pas près de s’arranger, si l’on en croit les dernières informations recueillies par Reuters.

Vers un recentrage des activités sur les mémoires flash

L’agence de presse a en effet contacté trois sources proches du dossier qui ont pu donner quelques éclairages sur les prochains mouvements de la firme. Pour commencer, Toshiba compte se séparer d’une partie de son pôle semiconducteurs. Une opération qui intéresserait fortement la Development Bank of Japan, un établissement public ayant déjà réalisé un investissement similaire chez Seiki Holdings. Ni Toshiba, ni la Development Bank of Japan n’ont confirmé qu’un accord avait été trouvé. Il est cependant à noter que cette vente n’inclut pas ce qui touche aux mémoires flashs NAND. En effet, Toshiba souhait se concentrer sur cette activité, et compte même investir entre 400 et 500 milliards de yens (entre 3,1 et 3,9 milliards d’euros) dans son site de production de Yokkaichi. Un investissement qui sera réalisé d’ici 2018, et en partenariat avec SanDisk qui opère aussi sur ce site.

Afin de continuer à redresser la barre, Toshiba entend aussi se délester des activités qui lui font perdre de l’argent. Avec un chiffre d’affaires de 330 milliards de yens (2,6 milliards d’euros), les activités dans les systèmes LSI et les circuits discrets (que l’on retrouve dans l’industrie automobile ou l’électroménager) sont donc sur la sellette, puisque déficitaire. Malgré ses 20% de part de marché sur le marché du disque dur, Toshiba compte donc se séparer de cette activité. Une nouvelle au final loin d’être étonnante lorsque l’on connaît la forte concurrence d’autres acteurs comme Seagate Technology ou Western Digital. Concurrence qui forçait d’ailleurs Toshiba à de lourds investissements afin de rester compétitif, et qui au final grevait son exercice comptable. Dans cette optique, Toshiba pourrait procéder à de nombreux licenciements sur son site de production philippin, et réduire peu à peu l’importance de cette division au sein du groupe. Une démarche qui s’effectuerait parallèlement à un basculement vers la production de SSD, en accord avec la stratégie de recentrage sur le pôle mémoire flash. 

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2 commentaires
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  • JeanMouloudDeLaRochelle
    Qu'une entreprise finisse comme ça dans un des pays les plus corrompus c'est pas une surprise non plus...
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  • dthx
    Quote:
    Qu'une entreprise finisse comme ça dans un des pays les plus corrompus c'est pas une surprise non plus...

    Sérieusement... vous avez déjà travaillé pour des sociétés japonaises, fait des affaires avec elles?
    Le japon est dans sa région un élève modèle dans la lutte anti-corruption et se classe nettement mieux que des pays comme ... euh... au hasard la France, les USA??? Il n'y a que l'Australie, le Canada, l'Allemagne et quelques pays nordiques pour faire mieux.
    source : https://www.transparency.org/cpi2014/results
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