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Watson, le supercalculateur oncologue dans le cloud

Par - Source: IBM

IBM Watson

Watson, le supercalculateur d'IBM, est maintenant un spécialiste du cancer qui travaille dans le cloud. En effet, IBM va proposer son logiciel — qui tourne sur des serveurs à base de Power7, un processeur IBM — au centre de recherche sur le cancer Memorial Sloan-Kettering, en partenariat avec les assurances WellPoint.

L'idée est simple : utiliser les fonctions de Watson pour croiser les informations sur les meilleurs traitements à appliquer. Si l'ordinateur ne réfléchit pas au sens strict du terme, il est capable de recouper les informations provenant de 600 000 cas (2 millions de pages de textes) pour essayer de proposer un traitement approprié. Il est capable de comprendre des informations en langage naturel et il apprend au fur et à mesure que les nouveaux cas arrivent.

Si Watson n'est pas un nouveau docteur House (il est plus poli que le célèbre docteur), il est tout de même capable d'effectuer des diagnostics différentiels avec les vrais médecins. L'intérêt de Watson est sa capacité de réaction, très élevée, et — pour l'assurance maladie — sa faible marge d'erreur. Selon les premiers retours (a posteriori, donc), Watson propose dans 90 % des cas un traitement adapté au malade et financièrement intéressant (le nerf de la guerre) alors que ce taux descend à 50 % avec un médecin classique.

Ce Watson cancérologue peut être déployé en local dans les hôpitaux, mais aussi dans un centre de données, ce qui permet de l'interroger en théorie depuis n'importe quel endroit de la planète.

Il y a 5 commentaires. B
Tous les commentaires
  • 1
    turlupin en ptard , 11 février 2013 17:56
    Compte tenu du nombre de formes différentes et de la variabilité de la réponse des malades aux traitements, 600.000 cas c'est peanuts.
    Mais c'est un début.
  • -1
    malfretup , 12 février 2013 10:35
    Bientôt la fin des médecins...
  • 0
    sonney , 12 février 2013 10:44
    C'est le moment ! Eh les gars on a une énorme base de donnée disparate. On pourrait peut-être essayer de les mettre ensemble et d'y donner accès pour améliorer les diagnostique.
    La médecine commence à se faire les réflexions qu'on a fait dans les années 90 dans presque tous les autres domaines.
  • 0
    draxssab , 12 février 2013 18:53
    Et dire que pendant ce temps au Québec nos dossiers médicaux sont encore sur papier dans des classeurs....
  • 0
    turlupin en ptard , 15 février 2013 17:30
    Rassure toi il y a encore beaucoup de papier dans les dossiers médicaux en France.
    Ne serait-ce que parce que les labos (par exemple) envoient leurs résultats par fax au lieu d'email sécurisé (à la demande du service de l'hôpital) mais aussi parce que nombre de documents sont plus faciles à consulter sur papier que sur écran.

    Il y a aussi le problème de l'absence d'unification des formats de données et de fichiers entre les différents éditeurs de logiciels médicaux qui auraient bien besoin qu'un organisme public ou, du moins, indépendant, leur impose une norme.
    Actuellement quand un médecin veut changer de logiciel (et donc d'éditeur) il doit soit renoncer à transférer ses dossiers, soit payer des frais non négligeables pour le faire faire par l'éditeur du nouveau logiciel.
    C'est aussi vrai pour un patient qui change de médecin si celui-ci n'utilise pas le même logiciel, la transmission de dossier est quasi impossible.
    La faute au principe des logiciels propriétaires, déjà inadmissible quand il s'agit des documents d'une administration publique que les contribuables ne peuvent consulter qu'en achetant un logiciel propriétaire (même si les logiciels Open source peuvent maintenant en lire la plupart au prix d'un retro-enginering peu conforme à la loi), d'où la nécessité de se bagarrer pour imposer des formats ouverts et libres.