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PerformanceTest 7 : débits dans le temps

Wi-Fi 802.11ac (Gigabit) : 5 routeurs au banc d'essai
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PerformanceTest 7 a de nombreuses qualités, notamment la richesse des graphiques qu’il permet de produire.

Après avoir vu les résultats bruts sur les deux précédentes pages, il nous semble important d’observer l’évolution des débits dans le temps. Nous ne faisons cependant pas figurer tous les résultats pour éviter d’être répétitifs : seuls ceux qui nous apportent un nouvel éclairage sont mis en avant.

Dans un premier temps, voyons comment l’AirLive réagit avec du trafic TCP sur la bande 2,4 GHz lorsqu’on l’éloigne du serveur : idéalement, c’est une ligne droite que l’on voudrait voir ici, signe que le débit ne souffre pas d’interférences et que le trafic n’est pas perturbé. Malheureusement, plus la distance et les obstacles augmentent, plus l’on risque de voir des chutes sur les graphiques.

L’AirLive affiche ici un comportement plus que respectable grâce au beamforming : on voit sur le deuxième graphique (test à longue distance) que les chutes de débit sont minimes.

Lorsque l’on passe sur la bande 5 GHz pour les mêmes tests TCP, on constate un résultat radicalement différent qui nous a quelque peu surpris : en effet, les tests à courte portée montrent un débit dont la stabilité est quasi parfaite, jusqu’à ce qu’il décolle brusquement au bout de 45 secondes. On pourrait donc croire que ce changement est dû à l’extinction d’un appareil qui créait des interférences. Bien que l’ensemble des tests aient été réalisés dans des conditions aussi constantes que possibles, nous avons vu ce genre de « décollage » se produire à plusieurs reprises sur différents modèles.

Le test à longue portée est particulièrement intéressant : ce qui avait l’air d’un débit correct de 57,6 Mb/s sur notre histogramme ressemble plutôt à un désastre ici, puisque l’on va de 80 Mb/s en pointe jusqu’à un débit nul lors d’une chute. Un coup d’œil rapide au débit moyen pourrait laisser penser que ce routeur peut gérer le streaming de flux vidéo HD à longue distance alors qu’il faut absolument observer les chutes de débit pour en avoir le cœur net. Si un flux nécessite par exemple 10 à 20 Mb/s pour être correctement restitué, alors ce routeur n’est tout simplement pas adapté dans ces conditions de test.

Histoire que l’on ne nous accuse pas d’être obsédés par AirLive, voyons maintenant quatre cas de figure en TCP avec le routeur d’Asus. En 802.11ac avec 3 mètres de distance, on constate une brève chute au démarrage le temps que la connexion se stabilise suivie d’une longue période aux alentours de 90 Mb/s et enfin, une envolée au-delà de 140 Mb/s sur le dernier tiers du test. Lorsque l’on passe en 802.11n, toute impression de stabilité disparait : on constate des variations de 100 %, allant de 70 à 140 Mb/s. D’un point de vue applicatif, ceci ne posera pas de problème, mais on voit tout de même à quel point le débit en 802.11n peut varier sur un excellent routeur.

En revenant sur notre test en 802.11ac à longue distance, on observe à nouveau un décollage avant que le débit ne montre une stabilisation impressionnante aux alentours de 145 Mb/s. Ce niveau de performance compte tenu des conditions de tests est tout bonnement incroyable. En 802.11n, on retrouve ce décollage mais il est un peu plus tardif et le débit est bien plus irrégulier qu’en 802.11ac sur la période qui suit. Notons que l’on ne constate pas de chutes drastiques chez Asus : une fois que le RT-AC66U passe sa phase de décollage, il est particulièrement doué pour respecter un seuil de performance.

Pour finir, observons les quatre autres routeurs dans des conditions idéales en TCP. Sans même prendre la peine de regarder l’axe des ordonnées, on sait que Belkin est hors course. Buffalo affiche le débit le plus stable, mais Netgear fait un concurrent particulièrement intéressant : son routeur connait une brève période de chauffe après laquelle le débit se stabilise au-delà de ce qu’affiche le modèle de Buffalo. Si la régularité n’est pas le premier mot qui vient pour qualifier les performances de Linksys, il faut toutefois regarder de près l’axe des ordonnées : la barre des 300 Mb/s est dépassée pendant environ dix secondes en TCP !

L’occasionnel phénomène de performances en plateaux reste un mystère. Etant donné que l’on constate toujours une progression des débits, nous rallongerons probablement la durée des tests pour les prochains articles (une  demi-heure voir plus) afin de voir si le phénomène se répète. Le fait est qu’il se produit à longue comme à courte portée et l’on peut donc exclure tout effet local, de même qu’un lien avec les associations de routeurs/pont. Peut-être que le problème tient à la pile TCP/IP, mais il faudrait alors des recherches approfondies. Bref, c’est un point sur lequel nous reviendrons.

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