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Le 802.11ac constitue un progrès non négligeable

Wi-Fi 802.11ac (Gigabit) : 5 routeurs au banc d'essai
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Mieux vaut ne pas s’étendre sur le cas de Belkin. Peut-être qu’une mise à jour de firmware permettra à l’AC1200 de sortir du gouffre, mais on ne l’attendra pas.

En choisissant certains tests plutôt que d’autres, on peut arriver à faire un choix entre les modèles de Buffalo, Linksys et Netgear mais à nos yeux, aucun des trois ne surpasse globalement les deux autres. En revanche, Linksys et Netgear ont clairement l’avantage au niveau de l’interface utilisateur, de même que nous apprécions tout particulièrement la richesse de la plateforme applicative Smart Wi-Fi propre à Linksys.

Pour peu que l’on ait un budget assez serré et que l’on ne soit pas prêt à ajouter des clients prenant en charge le 802.11ac, le routeur d’AirLive reste un choix attractif, aussi surprenant que cela puisse paraitre. Ce dernier ne propose pas de fonctionnalités qui en mettent plein la vue, mais il se positionne comme l’un des meilleurs routeurs milieu de gamme que l’on ait vu jusqu’ici. Le problème tient surtout à sa disponibilité en France, à laquelle on peut remédier en allant faire un tour sur les boutiques allemandes.

Enfin, le RT-AC66U remporte ce comparatif et de loin : Asus a tout simplement surpassé la concurrence aussi bien en termes de conception que de fonctionnalités. Le mérite est d’autant plus grand qu’il s’agit d’un routeur 802.11ac première génération dont le prix est tout à fait acceptable par rapport à ceux des modèles qui s’en approchent sur le plan des performances. Pour ces raisons, nous lui attribuons notre distinction la plus élevée.

Prenons un peu de recul : globalement, le 802.11ac vaut-il déjà la peine d’investir ? La réponse est oui, même s’il est évident que de nombreux fabricants ont encore du pain sur la planche. De notre côté, nous reviendrons sur l’influence du canal choisi sur les performances, la portée maximale du signal en 802.11ac ainsi que d’autres variables que nous avons délibérément essayé d’isoler. Rajoutons à cela les problèmes de débits maximum étant donné que certains résultats laissent à penser que nous sommes parvenus aux limites des périphériques de stockage sur les configurations de test. Dans l’immédiat, nous estimons avoir suffisamment d’informations pour croire que le Wi-Fi 5G est prêt à être déployé.

Au chapitre des regrets, on aurait apprécié relever des débits au-delà de 300 (ou au moins 200) Mb/s, ce qui n’a pas été le cas. Peut-être faudra-t-il passer par le beamforming, des antennes supplémentaires ou encore d’autres améliorations pour y arriver dans le courant de l’année. Ceci dit, on peut se contenter d’environ 150 Mb/s dans la même pièce que le routeur à condition que le débit reste compris entre 100 et 150 Mb/s lorsque l’on passe au travers de plusieurs obstacles à longue distance. C’est précisément ce constat qui nous a sidéré : lorsqu’il est bien maîtrisé, le 802.11ac permet de doubler les débits atteignables avec le 802.11n. A lui seul, cet argument nous fait dire que l’on peut passer au 802.11ac dès maintenant.

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