Il nous faut préciser d’emblée les contraintes liées aux tests sur des connexions sans fil : l’environnement influe énormément sur les tests de débits en zone résidentielle. Ceci étant dit, à moins d’avoir accès à une pièce hermétique aux ondes radio de niveau industriel ou encore l’isolation propre à l’orbite lunaire, on est obligé de s’appuyer sur un environnement où le trafic et les interférences des ondes radio sont limitées. Ceci dit, il s’agit là d’un choix : on pourrait tout à fait prendre un environnement particulièrement encombré pour réaliser les tests, dans la mesure où ce dernier peut illustrer les conditions d’utilisation réelles et accentue donc les difficultés pour les routeurs. De notre point de vue, les tests en environnement réel sont bons à prendre, tandis que les conditions de tests qui fluctuent aléatoirement sont à fuir. Il nous semble donc qu’il vaut mieux chercher des tendances de fond au travers de différents tests et types de données pour aboutir à des conclusions assez fiables.
Tous les tests ont été réalisés dans une maison de 246 m2 répartis sur deux étages. L’ensemble des tests sur la bande 2,4 GHz ont été effectués sur le canal n°1 40 MHz avec réglages automatiques, sachant que ce dernier affichait le plus faible nombre de points d’accès concurrents par rapport aux canaux n°6 et n°11. Dans la même logique, nous avons utilisé le canal 161 pour les tests sur la bande 5 GHz. Sur ce point comme sur les autres variables propres aux tests Wi-Fi, il y a matière à débat. Nous avons finalement choisi de rester sur les mêmes canaux pour l’ensemble des tests afin de mettre les routeurs sur un pied d’égalité. Il aurait toutefois été possible d’opter pour un canal plus pratiqué, à savoir le n°11 sur la bande 2,4 GHz sachant que des fréquences plus élevées tendent à déboucher sur des débits en hausse malgré les risques de ralentissement dus au trafic environnant. De même, nous aurions pu laisser les routeurs choisir eux-mêmes les canaux pour voir leur capacité à s’adapter aux conditions fluctuantes. Tout ceci pour dire qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise approche ici : on pourrait même reconduire ces tests avec d’autres variables dans le cadre d’un prochain article.
Deux machines ont été utilisées pour les tests : un PC fixe « serveur » et un notebook « client ». Le serveur est resté en permanence au deuxième étage de la maison, dans le coin bureau. En revanche, le client a été successivement positionné à deux endroits différents : à trois mètres dans l’alignement immédiat du serveur, puis à environ 21 mètres dans le coin opposé à l’étage inférieur. Dans tous les cas de figure, le serveur était connecté au routeur en Ethernet gigabit. Le client était quant à lui relié à un routeur Netgear R6300 en mode bridge pour les tests 2,4 GHz puis à un pont Cisco Linksys WUMC710 (via Ethernet gigabit) pour les tests 5 GHz. L’orientation des routeurs/pont est restée constante du début à la fin.
Trois benchmarks ont été conduits. Nous avons commencé par créer un dossier de 2 Go contenant des centaines de MP3, fichiers exécutables et documents de suite bureautique : ce dernier a été utilisé pour mesurer les débits dans les deux directions. Ensuite, nous avons utilisé le module test réseau dans la suite PassMark PerformanceTest 7 (le passage à la version 8 se fera sous peu). Pour corroborer les mesures réalisées avec PerformanceTest 7 et voir plus en détail les caractéristiques du trafic engendré, nous avons terminé avec Ixia IxChariot. Concrètement, deux scripts intégrés au logiciel ont été utilisés : nous avons transféré 100 enregistrements avec le script débit TCP haute performance et 1000 enregistrements avec le script débit UDP.
Voici dans le détail les deux machines utilisées pour cet article :
| Serveur | |
|---|---|
| Processeur | AMD FX-8150 (Zambezi) @ 3,6 GHz (18x200 MHz), Socket AM3+, 8 Mo de cache L3 partagés, Turbo Core et économies d'énergies activés. |
| Carte mère | Asus Crosshair V Formula (Socket AM3+), chipset AMD 990FX/SB950, BIOS 1703 |
| DRAM | G.Skill 16 Go (4 x 4 Go) DDR3-1600, F3-12800CL9Q2-32GBZL @ DDR3-1600 pour 1,5 Volt |
| Stockage | Patriot Wildfire 256 Go SSD |
| Carte graphique | AMD Radeon HD 7970 3 Go GDDR5 |
| Alimentation | PC Power & Cooling Turbo-Cool 850 Watts |
| OS | Microsoft Windows 7 Professionnel 64 bits |
| Client | |
| Modèle | Asus N56VM |
| Processeur | Intel Core i7-3720QM (Ivy Bridge) @ 2,6 GHz (26x100 MHz), 6 Mo de cache L3 partagés, Hyper-Threading, Turbo Boost et économies d'énergie activés. |
| DRAM | Hyundai 8 Go (2 x 4 Go) PC3-12800, HMT351S6CFR8C-PB, 1,5 Volt |
| Stockage | Seagate ST9750420AS 750 Go, 7200 tr/min |
| GPU | NVIDIA GeForce GT 630M |
| Transformateur | Asus ADP-120ZB |
| OS | Microsoft Windows 7 Professionnel 64 bits |
- Introduction
- Les avancées du 802.11ac
- Configuration du test
- AirLive N450R et Asus RT-AC66U
- Belkin AC1200 DB et Buffalo AC1300/N900
- Linksys EA6500/AC1750 et Netgear R6300
- Copie dossier de 2 Go
- PerformanceTest 7 à trois mètres
- PerformanceTest 7 à 21 mètres
- PerformanceTest 7 : débits dans le temps
- IxChariot, 3 mètres, 5 GHz
- IxChariot (suite)
- IxChariot, 21 mètres, 2,4 GHz
- Le 802.11ac constitue un progrès non négligeable