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1 To par pouce carré

Image 1 : 1 To par pouce carréDes scientifiques ont découvert qu’en combinant deux méthodes d’écriture sur disque dur, on pouvait considérablement augmenter leurs capacités pour passer de quelques centaines de gigaoctets par pouce carré aujourd’hui à 1 To par pouce carré.

Deux technologies d’une portée limitée

Cette technologie est si prometteuse que les scientifiques estiment qu’il serait possible, à plus long terme, de concevoir des disques durs possédant des plateaux d’une capacité de 10 To/pouce carré.

Elle repose sur deux technologies connues et destinées à éviter que l’écriture d’un bit ne perturbe les données voisines, phénomène superparamagnétique qui survient parce que la chaleur créée par la tête de lecture vient bousculer les environs.

La première méthode utilisée est l’enregistrement magnétique assisté thermiquement (TAR pour thermally-assisted magnetic recording) qui vient chauffer la surface avant que la tête écrive dessus et la refroidit une fois terminé. L’avantage de la chaleur est qu’elle accélère le processus d’écriture, et qu’il est possible d’ajuster le design du disque, la quantité de chaleur utilisée et la distance entre les bits pour éviter tout superparamagnétisme. L’autre méthode est le bit-patterned recording (BPR) qui isole les bits sur des ilots magnétiques afin d’éviter tout débordement.

Une union très prometteuse

Lorsque ces technologies sont prises séparément, leur impact reste limité. Le TAR demande un support spécial pour fonctionner, capable de tolérer les changements de température. Le BPR nécessite, quant à lui, une tête de lecture spéciale dont la taille doit correspondre exactement à celle de l’ilot.

Les scientifiques ont néanmoins découvert qu’en combinant ces deux procédés tous ces inconvénients disparaissaient. L’utilisation du BPR permet de s’abstenir d’un plateau spécial et le TAR évite que l’on ait recourt à une tête de lecture sur mesure. Le résultat est un rétrécissement considérable de la taille de chaque bit qui passe à 15 nm et ne demande qu’un espace de 24 nm entre chaque piste. Le taux d’erreur est faible, mais le débit est de 250 Mbits/s seulement.

Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Photonics. Personne ne parle encore de commercialisation. Les recherches, selon l’article, semblent être menées par Hitachi.