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10 technologies qui vont transformer l’informatique

1 : Introduction 2 : OLED flexibles 3 : ReRAM et MRAM 4 : Wi-Fi ac, WiGig et Super Wi-Fi 5 : Après le transistor en silicium 6 : High-tech transparente 7 : L'invisibilité 8 : Informatique quantique 9 : Claytronics 10 : Des robots et des MEMS 11 : Interfaces neuronales

Conclusion

Image 1 : 10 technologies qui vont transformer l'informatique

Plusieurs constats s’offrent à nous. Tout d’abord, certaines des technologies présentées aujourd’hui sont très proches de nous et leur commercialisation semble inévitable. D’ici trois ans, nous devrions avoir des écrans OLED flexibles dans des smartphones et le Wi-Fi ac devrait devenir un standard pour les routeurs et cartes réseaux. Il est même possible que le WiGig se démocratise finalement, même si cela reste moins sûr. Leur succès est en grande partie à attribuer au fait que les coûts en recherche et développement sont relativement faibles, car il s’agit principalement d’évolutions de technologies existantes bien maîtrisées. Les OLED flexibles utilisent des processus et matériaux connus et le 802.11ac est une mise à jour du 802.11n. Le succès à court terme d’une technologie dépend du coût qu’elle implique. Cela pourrait d’ailleurs être une leçon à retenir pour le Thunderbolt qui pourrait être handicapé par sa politique tarifaire élevée.

Les ReRAM, MRAM et l’ordinateur quantique contiennent un plus grand degré d’incertitude. On peut raisonnablement s’attendre à de nombreux papiers sur ces sujets et dire qu’ils commenceront à être commercialement envisageables dans cinq ans n’est pas une prévision absurde. Il y a encore de nombreux obstacles à leur fabrication à grande échelle, tels que des processus compliqués et des structures instables et coûteuses. De plus, la ReRAM, la MRAM et l’ordinateur quantique ne dominent pas les technologies actuelles du point de vue des performances. Ces mémoires n’ont pas une capacité supérieure ou de meilleures vitesses que les NAND ou DRAM. Elles ont un énorme potentiel, mais elles ne rivalisent pas avec ce qui se fait de mieux aujourd’hui. C’est aussi le cas du D-Wave One qui est une merveilleuse vitrine technologique, mais il est aujourd’hui plus facile et pratique de commander un supercalculateur que de compter sur les qubits. Bref, on oublie souvent qu’une technologie, aussi prometteuse soit-elle, évolue dans un marché extrêmement concurrentiel qui privilégiera les performances à l’innovation. C’est ce qui explique que l’avenir des transistors à indium antimoine ou au graphène soit encore très incertain et si une sortie dans cinq ans est envisageable, le silicium sera difficilement remplacé.

Il y a enfin les technologies qui ne verront pas d’application pratique avant dix à quinze ans au mieux, comme la Claytronics ou l’invisibilité qui en sont à leur balbutiement et qui demandent des processus de fabrication qui n’ont pas encore été inventés ou qui ne sont pas encore maîtrisés. Ces idées laissent rêveurs, mais elles sont pour l’instant incapables de sortir des laboratoires, voire de l’imagination des chercheurs. Il faudra aussi prouver leur utilité, ce qui n’est pas toujours évident, à l’instar de la high tech transparente. Avoir un écran transparent est le rêve de nombreux fans de science-fiction, mais en pratique, on doute que ce soit utile, voire souhaitable.

Bref, s’il ne fallait retenir qu’une chose, se seraient probablement que le succès d’une technologie dépend de sa faisabilité, son efficacité et son utilité.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. OLED flexibles
  3. ReRAM et MRAM
  4. Wi-Fi ac, WiGig et Super Wi-Fi
  5. Après le transistor en silicium
  6. High-tech transparente
  7. L'invisibilité
  8. Informatique quantique
  9. Claytronics
  10. Des robots et des MEMS
  11. Interfaces neuronales
  12. Conclusion