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10 technologies qui vont transformer l’informatique

1 : Introduction 3 : ReRAM et MRAM 4 : Wi-Fi ac, WiGig et Super Wi-Fi 5 : Après le transistor en silicium 6 : High-tech transparente 7 : L'invisibilité 8 : Informatique quantique 9 : Claytronics 10 : Des robots et des MEMS 11 : Interfaces neuronales 12 : Conclusion

OLED flexibles

Image 1 : 10 technologies qui vont transformer l'informatique

Nous vous parlons des écrans OLED flexibles depuis 2007 (cf. « LG.Philips présente un écran AMOLED couleur et flexible »). À l’époque, un écran 4 pouces était limité à une définition de 320 x 240. La flexibilité était très faible et les prototypes étaient tenus hors de portée des spectateurs. Cette technologie a commencé à être prise au sérieux en 2009, lorsque des laboratoires ont commencé à montrer des modèles plus aboutis, plus grands et plus souples.

Parmi les écrans en démonstration cette année-là, nous retiendrons principalement la dalle 5,8 pouces de NHK (cf. « Un ecran OLED flexible abouti chez NHK ») et le modèle 6,5 pouces de Samsung (cf. « Samsung aussi a son OLED flexible »). Les fabricants ont toujours beaucoup travaillé sur les matériaux à utiliser dans ce genre de dalle. Jusqu’à ce moment là, ils faisaient appel à un substrat en verre. Des scientifiques avaient aussi essayé du caoutchouc, mais les résultats étaient peu convaincants pour l’époque (cf. « Un écran OLED caoutchouc »).

Image 2 : 10 technologies qui vont transformer l'informatiqueVers du plastique et une couche organique en PXX

2010 fut néanmoins une année charnière. Après que des chercheurs américains ont posé du plastique sur un substrat en verre, afin d’améliorer la flexibilité de l’ensemble (cf. « Un OLED flexible prêt à la commercialisation ? »), Samsung et TDK ont complètement abandonné le verre pour du plastique. Cette idée n’était pas nouvelle néanmoins puisque des chercheurs avaient prouvé que cela était possible en 1992 lorsqu’ils ont remplacé le substrat en verre par un modèle en polyéthylène téréphtalate (un polyester saturé) et publiés leurs résultats dans la revue Nature.

Le modèle de TDK utilisait une résine plastique intéressante de 0,3 mm d’épaisseur (cf. « Votre écran OLED, flexible ou transparent ? »). Celui de Samsung faisait néanmoins appel à un plastique souple plus convaincant. En effet, pour la première fois, on pouvait voir un écran OLED flexible de 4,5 pouces d’une définition SVGA (800 x 600) disposant d’un rayon de courbure de 1 cm. Quelques mois auparavant, Sony avait aussi marqué les esprits en présentant un OLED flexible disposant d’un rayon de courbure de seulement 4 mm. Concrètement, cela signifie que l’écran pouvait être enroulé autour d’un crayon à papier. Le Japonais a ainsi révélé avoir utilisé une nouvelle couche organique à base de «p»-Xanthénoxanthène. Abrégé PXX, il s’agit d’un composé organique semi-conducteur. Pour mémoire, les écrans OLED n’utilisent pas un système de rétroéclairage, mais une couche organique qui, lorsqu’elle est excitée par un courant électrique, va s’éclairer.

Image 3 : 10 technologies qui vont transformer l'informatiqueDes écrans de smartphones résistant mieux aux chocs d’ici quelques années

Au CES 2011, Samsung n’a pas cherché à montrer un écran d’une plus grande définition ou d’une taille supérieure. Il a simplement vanté la résistance du système. Les écrans OLED flexibles ne permettront pas de tordre le téléphone comme on le désire, principalement parce que les autres composants, comme le processeur, la mémoire ou le châssis, ne tolèrent pas ce genre de manipulation. D’ailleurs, tous les écrans OLED flexibles demandent des composants situés à l’extérieur de la dalle, parce que ces puces ne sont pas aussi souples que le reste. S’il n’est donc pas question d’enrouler sont smartphones autour d’un crayon, une dalle en plastique flexible apporte une plus grande résistance au choc, ce qui est un avantage important pour ce genre de produit. À titre anecdotique, 2011 fut la première fois qu’un constructeur frappait son écran OLED flexible avec un marteau pour faire ressortir ses qualités (cf. « Écran AMOLED flexible chez Samsung »).

Fin 2011, le constructeur créa aussi la surprise en annonçant la commercialisation d’un écran OLED flexible dans un téléphone début 2012. Jamais un fabricant n’avait avancé une date de commercialisation aussi précise. Nous sommes tout de même sceptiques par rapport à cette prévision, principalement parce que nous n’avons vu aucun signe de production de masse. Aucun exemplaire de test n’est disponible et les prototypes montrés jusqu’à présent restent encore précaires (cf. « Un smartphone à écran OLED flexible en 2012 ? »). Les méthodes de fabrication sont loin d’être évidentes et demandent souvent d’apposer la couche organique sur le substrat à l’aide d’un processus similaire à celui d’une impression à jet d’encre. De plus, les distorsions continuent d’avoir un impact important sur la durée de vie de l’appareil. Nous serions néanmoins heureux de voir une démonstration d’un smartphone disposant d’un OLED flexible et une annonce officielle plus précise lors du Mobile World Congress qui se tiendra à la fin du mois.

Samsung AMOLED Flexible

Sommaire :

  1. Introduction
  2. OLED flexibles
  3. ReRAM et MRAM
  4. Wi-Fi ac, WiGig et Super Wi-Fi
  5. Après le transistor en silicium
  6. High-tech transparente
  7. L'invisibilité
  8. Informatique quantique
  9. Claytronics
  10. Des robots et des MEMS
  11. Interfaces neuronales
  12. Conclusion