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2004 : l’année des Spywares

L'année qui s'achève aura été celle des spywares. Les experts ont déclaré que ces derniers sont devenus un fléau qui est maintenant de même ampleur que les virus informatiques.

Pour rappel, les spywares sont des modules, quelquefois accompagnés par des programmes gratuits affichant sans relâche des messages publicitaires alors que d'autres exploitent les (nombreuses!) failles de sécurité d'Internet Explorer pour s'installer dans les ordinateurs à l'insu de leur propriétaire. Une fois dans le PC, ils surveillent les actions des internautes sur le Web afin d'afficher des messages publicitaires plus ciblées. En plus de rendre le système instable et de causer des "plantages", les spywares ralentissent les connexions Internet.

Les symptômes d'un PC "infecté" par des spywares sont nombreux :

  • bombardement constant par des publicités sous forme de fenêtres
    pop-up
  • détournement de la page d'accueil d'Internet Explorer
  • apparition d'une ou de plusieurs barres d'outils dans le navigateur
  • ralentissement et instabilité du PC

Le fabricant d'ordinateurs Dell estime qu'en 2004, 20% des appels effectués à son service de soutien technique sont dus aux spywares. C'est dix fois plus qu'en 2003. Mais ce n'est pas tout, une étude d'un FAI américain a révélé que les ordinateurs de ses abonnés contiennent en moyenne 27,8 spywares.

Ainsi, pour faire face à cette menace, la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé un projet de loi qui se nomme

Spy Act : Securely Protect Yourself Against Cyber Trepass Act

afin de combattre et d'éradiquer le fléau des spywares. Des amendes sont prévues pour les entreprises ne respectant pas cette loi. En octobre dernier, un deuxième projet de loi était approuvé, le

I-Spy : Internet Spyware Prevention Act of 2004

prévoit des peines de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans pour les contrevenants receuillant des informations à l'insu des internautes ou exerçant un contrôle sur un ordinateur sans que le consommateur ne le sache.

Malheureusement, on peut se demander si des projets de loi comme ces derniers vont vraiment aider à lutter contre les spywares.