Core i5 et i7 Lynnfield, le coup de maître d’Intel

1 : Introduction 2 : Un nom c'est quoi ? 3 : Socket LGA1156 : contrôleurs mémoire et PCI Express intégrés 4 : Turbo Boost d'Intel : la potion magique du Lynnfield 5 : Hyper-Threading : le plus du Core i7 6 : Contrôleur mémoire : un canal en moins, ça fait mal ? 8 : Windows 7 : Microsoft écoute Intel, enfin 9 : Configuration de test et benchmarks 10 : Benchmarks synthétiques 11 : Aplications multimedias 12 : Applications bureautiques 13 : Consommation 14 : Conclusion

P55 : le chipset perd ses prérogatives

Dites adieu à la conception traditionnelle des plateformes Intel à trois composants. Le P55 (et très probablement tous les chipsets de bureau après lui) fait partie d’une plateforme à deux puces, comprenant le processeur et une partie du coeur logique de la carte mère. Il y a certainement une équipe d’ingénieurs de NVIDIA qui doit se sentir honorée par cet hommage.

Avec les contrôleurs mémoire et PCI Express faisant maintenant partie de Lynnfield (bientôt suivi du circuit graphique dans le Clarkdale au premier trimestre 2010), le chipset n’a plus grand-chose à faire, à part gérer les fonctionnalités qui étaient auparavant du ressort du southbridge (les ICH  chez Intel). Ainsi, le P55 vous offre six ports SATA à 3 Go/s, un contrôleur Ethernet Gigabit, 14 ports USB 2.0, l’Audio HD, et huit lignes PCI Express 2.0 pour la connexion des périphériques. Le P55 est un southbridge tout ce qu’il y a de plus banal.

Le P55 réalise néanmoins de remarquables économies d’énergie par comparaison avec le X58. Pour commencer, Lynnfield possède un TDP de 95W. Bloomfield quant à lui affiche 130W auxquels il faut ajouter les 22 W du X58 Express. Le P55 consomme jusqu’à 4,7 W soit très légèrement plus que les 4,5 W du southbridge ICH10R. Additionnez le tout et c’est une économie de plus de 56W au total !

Faire le lien

Sur une plateforme X58 le processeur communique avec le chispet via un bus QPI à 25,6 Go/s. Il y a ensuite une connexion DMI à 2 Go/s entre le chipset X58 et le southbridge ICH10.

Avec une plateforme P55 et son design à deux puces, le northbridge est absorbé dans le Core i5/i7, et il ne reste plus qu’à relier le processeur à l’équivalent d’un southbridge, même si Intel appelle cela un centre de contrôle de plateforme (PCH, Platform Controller Hub). Comme les ICHs avant lui, le P55 se connecte à son hôte (Lynnfield) via une connexion DMI.

Selon Intel, le lien DMI entre le Lynnfield et la P55 tourne à 2 Go/s, tout comme les générations de ICH précédentes. Auparavant, cette connexion gérait six liens PCI Express 1.1, SATA, l’USB 2.0, l’Ethernet Gigabit, et l’Audio HD. Avec le passage à la P55, la plupart de ces sous-systèmes demeurent inchangés. Cependant, le chipset supporte désormais huit liens PCI Express 2.0.

Intel n’en est pas moins convaincu que son lien DMI ne sera pas saturé. Les chiffres ne mentent pas, cependant. Avec la bonne combinaison de SSD, il ne serait pas difficile de créer des embouteillages sur la carte mère.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Un nom c'est quoi ?
  3. Socket LGA1156 : contrôleurs mémoire et PCI Express intégrés
  4. Turbo Boost d'Intel : la potion magique du Lynnfield
  5. Hyper-Threading : le plus du Core i7
  6. Contrôleur mémoire : un canal en moins, ça fait mal ?
  7. P55 : le chipset perd ses prérogatives
  8. Windows 7 : Microsoft écoute Intel, enfin
  9. Configuration de test et benchmarks
  10. Benchmarks synthétiques
  11. Aplications multimedias
  12. Applications bureautiques
  13. Consommation
  14. Conclusion