Intel Core i7 980X : 6 cores utiles ?

2 : Le Gulftown : présentation 3 : Plateforme et overclocking 4 : Overclocking : résultat des tests 5 : Configuration de test et benchmarks 6 : Tests synthétiques 7 : Conversion audio/vidéo 8 : Bureautique 9 : Crysis 10 : Left 4 Dead 2 11 : Call Of Duty : Modern Warfare 2 12 : DiRT 2 13 : Consommation 14 : Conclusion

Introduction

Il n’y a pas trente-six manière de le dire, vous commencez à connaître le refrain : à l’heure actuelle, Intel domine le marché des processeurs, et ce, pour une simple et bonne raison : ses modèles sont les plus rapides. Les Core i5 et i7 quad-cores sont sans égal dans le segment des processeurs pour ordinateur de bureau, ce qui explique qu’ils coûtent plus cher que les Core i3 et i5 dual-cores (« Clarkdale ») ou, bien entendu, que l’ensemble de la gamme Phenom II d’AMD, jusqu’au modèle haut de gamme du fondeur, le Phenom II X4 965 Black Edition.

Alors certes, quand on parle des « processeurs les plus rapides », cela dépend en réalité du benchmark. La domination d’Intel est particulièrement marquée dans les applications d’encodage vidéo, de compression/décompression multithreadée et de rendu 3D comme 3ds Max. En matière de jeux, par contre, un processeur AMD est tout à fait capable de se mesurer à une puce Intel. Bien sûr, certains sites poussent le vice jusqu’à effectuer des mesures en 640×480 afin de mettre en lumière certaines différences entre les deux marques. Et de fait, on note certains écarts de performances imputables aux processeurs jusqu’en 1920×1200. Mais au final, pour un gamer, c’est la carte graphique qui fait la différence, plus que tout autre composant.

Pourquoi nous concentrer ainsi sur le jeu ? Tout simplement parce qu’Intel présente son Core i7-980X Extreme Edition (pour l’instant seul représentant de la famille des hexacores Gulftown) comme étant le processeur ultime pour les joueurs. Forcément… étant donné qu’il s’agit du processeur le plus rapide aujourd’hui disponible sur le marché, il serait difficile de contrer un tel argument. Mais quand on sait qu’il est proposé à 1000 $ (ce qui fera plus que probablement 1000 € chez nous), on peut légitimement se dire que l’on met 800 € de plus que tout le monde dans un processeur alors que l’on pourrait tout aussi bien les investir dans une paire de Radeon HD 5870. Avant même de procéder au moindre benchmark, nous pouvons donc vous dire avec quasi-certitude que le Core i7-980X ne vous sera pas indispensable si vous aimez jouer : un bon Phenom II X4 ou un Core i7-920 fera parfaitement l’affaire. Ceci étant dit, si l’argent n’est pas un problème et si vous avez envie d’un processeur à six cores et de deux cartes graphiques haut de gamme, vous ne risquez pas de vous tromper en optant pour le nouveau-né d’Intel.

Six cores, une tuerie ?

Au-delà du jeu, cependant, la véritable raison pour laquelle le Core i7-980X nous intéresse réside dans sa capacité à faire rugir les applications prévues pour pouvoir exploiter à fond son architecture… et contrairement à ce que l’on pourrait croire, celles-ci sont nombreuses. Ce processeur fait en effet non seulement appel aux technologies (re)lancées avec les Core i7 de la série 900 comme le Turbo Boost ou l’Hyper-Threading, mais profite également du récent passage à la gravure en 32 nm, ce qui signifie que la couche d’oxyde qui recouvre ses transistors est moins épaisse, que ses portes sont moins longues et, au final, qu’il souffre moins des problèmes dus aux courants de fuite.

Avec ce modèle, Intel est parvenu à complexifier son architecture (six cores au lieu de quatre) sans pour autant dépasser le quota de 130 watts de TDP qui sont devenus la norme depuis les Bloomfield : nous bénéficions donc aujourd’hui d’un processeur hexacore, équipé de 12 Mo de cache L3 et s’insérant dans un socket LGA 1366 tout à fait standard. Reste une seul question : le Core i7-980X est-il aussi « extrême » que son prix ?

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le Gulftown : présentation
  3. Plateforme et overclocking
  4. Overclocking : résultat des tests
  5. Configuration de test et benchmarks
  6. Tests synthétiques
  7. Conversion audio/vidéo
  8. Bureautique
  9. Crysis
  10. Left 4 Dead 2
  11. Call Of Duty : Modern Warfare 2
  12. DiRT 2
  13. Consommation
  14. Conclusion