Intel Core i7 980X : 6 cores utiles ?

1 : Introduction 3 : Plateforme et overclocking 4 : Overclocking : résultat des tests 5 : Configuration de test et benchmarks 6 : Tests synthétiques 7 : Conversion audio/vidéo 8 : Bureautique 9 : Crysis 10 : Left 4 Dead 2 11 : Call Of Duty : Modern Warfare 2 12 : DiRT 2 13 : Consommation 14 : Conclusion

Le Gulftown : présentation

32 nm, six cores, 12 Mo de cache L3

Les processeurs Gulftown (ou plutôt, pour l’instant, le processeur Gulftown) bénéficient de la gravure en 32 nm qu’Intel a inaugurée en janvier avec ses puces Clarkdale et Arrandale. Cette fois-ci cependant, pas de deuxième puce gravée en 45 nm au sein du package : le contrôleur mémoire se trouve sur le die principal, le PCI Express est géré par le chipset X58 et la partie graphique est gérée par une carte séparée, merci bien. À ce niveau, le Core i7-980X nous ramène donc en territoire connu.

Le passage au 32 nm sert donc à ajouter des cores plutôt qu’à intégrer des composants supplémentaires au processeur. Nous avons affaire à un modèle équipé de six cores et 12 Mo de cache L3, mais à part cela, l’architecture des Gulftown est identique à celle des Bloomfield : chaque core est assorti de 32 Ko de cache L1 dédié aux instructions, 32 Ko de cache L1 dédié aux données et 256 Ko de cache L2.

Les 12 Mo de cache L3 ont un réel potentiel en matière d’amélioration des performances : comme leur allocation peut être modifiée à la volée, une application qui n’utilise qu’un seul core peut parfaitement, si nécessaire, les monopoliser. Selon Intel, cela s’avérerait notamment utile dans les jeux, mais nous devons avouer qu’il nous sera probablement difficile de faire la part entre les avantages apportés par la hausse du nombre de cœurs et ceux provenant de l’augmentation de la taille du cache, d’autant plus que nous n’employons plus que très peu d’applications non multithreadées lors de nos benchmarks.

Le contrôleur mémoire intégré n’évolue pas et reste prévu pour gérer trois canaux de DDR3-1066, ce qui est intéressant compte tenu que les Westmere-EP (les Xeon 32 nm, c’est-à-dire l’équivalent pour serveurs des Gulftown) qu’Intel prévoit de lancer simultanément prennent en charge la DDR3-1333 (et deux barrettes par canal, soit dit en passant). Notez qu’en pratique, il y a peu de chances pour que ce petit avantage accordé aux serveurs ait une forte influence sur les performances : la mémoire n’a encore jamais constitué un goulot d’étranglement sur les quad-cores, qu’il s’agisse des Bloomfield ou des Nehalem-EP.

Outre la gravure en 32 nm, les six cores et les 12 Mo de cache, la seule différence « structurelle » restante par rapport aux Bloomfield réside donc dans l’ajout de l’AES-NI, ce jeu d’instructions matérielles destinées à accélérer le chiffrement. Précédemment réservées aux Core i5 Clarkdale uniquement, elles n’ont pas encore de gros effet sur les performances mais, comme le montreront nos benchmarks, le potentiel est bien présent.

Dimensions et nombre de transistors

Malgré l’ajout de deux cores et de 4 Mo de cache L3, les Gulftown ont un die plus petit que celui de leurs prédécesseurs : 243 millimètres carrés contre 263 pour les Bloomfield. Le nombre de transistors passe quant à lui de 731 millions à 1,17 milliards, ce qui est plutôt impressionnant quand on sait que l’enveloppe thermique n’a pas bougé d’un iota par rapport aux Core i7-9xx actuels (130 watts partout).

Processeurs Intel Core i7 : gamme 2010

Fréq. de base
Fréq. max
Cores / Threads
Cache L3
Mémoire
TDP
Prix
Core i7-980X
3,33 GHz
3,6 GHz
6/12
12 Mo
3 x DDR3-1066
130 W
999 $
Core i7-975
3,33 GHz
3,6 GHz
4/8
8 Mo
3 x DDR3-1066
130 W999 $
Core i7-960
3,2 GHz
3,46 GHz
4/8
8 Mo3 x DDR3-1066
130 W562 $
Core i7-920
2,66 GHz
2,93 GHz
4/8
8 Mo3 x DDR3-1066130 W284 $
Core i7-870
2,93 GHz
3,6 GHz
4/8
8 Mo2 x DDR3-1333
95 W
562 $
Core i7-860
2,8 GHz
3,46 GHz
4/8
8 Mo2 x DDR3-133395 W
284 $

Hyper-Threading et Turbo Boost

Déjà présents sur tous les Bloomfield, l’Hyper-Threading et le Turbo Boost se retrouvent naturellement sur les processeurs Gulftown.

Lancé avec les Pentium 4, l’Hyper-Threading était probablement une technologie en avance sur son temps (extrêmement peu de logiciels exploitaient plus d’un cœur à l’époque) et, à ce titre, avait disparu pendant des années avant de réapparaître avec le Core i7-920 à la fin de l’année 2008. Les développeurs avaient entretemps appris à mieux tirer parti du multicore (et l’architecture des Core i7 était plus adaptée), ce qui est une bonne nouvelle pour tous les utilisateurs. La technologie qui transformait jusqu’à présent quatre cores physiques en huit cores logiques nous permet maintenant de profiter de douze cores pour le prix de six. À tout le moins, cela donne des captures d’écran inédites pour une machine grand public à un seul socket !

Le Turbo Boost reste lui aussi de la partie. Il ne s’agit malheureusement pas de la version « améliorée » dont bénéficient les Lynnfield mais de celle, plus prudente, qui équipe les Bloomfield. Au lieu des cinq bins d’augmentation (665 MHz), on redescend donc à deux maximum : le Gulftown peut donc monter à 3,46 GHz lorsque deux cores ou plus sont activés (+1 bin de 133 MHz) ou à 3,6 GHz (+2 bins) avec un seul core.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le Gulftown : présentation
  3. Plateforme et overclocking
  4. Overclocking : résultat des tests
  5. Configuration de test et benchmarks
  6. Tests synthétiques
  7. Conversion audio/vidéo
  8. Bureautique
  9. Crysis
  10. Left 4 Dead 2
  11. Call Of Duty : Modern Warfare 2
  12. DiRT 2
  13. Consommation
  14. Conclusion