Office 2011 : le 26 octobre, avec le VBA et Outlook

Centré sur les fonctions

Cette nouvelle version est centrée sur les fonctions. Et c’est normal : dixit la personne qui nous a présenté cette nouvelle mouture, il n’y a eu ni Apple qui a décidé de changer de plateforme (et donc imposer XCode) ni la division Windows qui a décidé de changer de format de fichiers.

Hier, Microsoft présentait la version 2011 de sa suite Office. Dédiée aux ordinateurs d’Apple, elle amène quelques nouveautés qui vont ravir les sociétés, souvent réticentes à installer des Mac à cause d’Office, assez perfectible.

Office 2011, qui sort le 26 octobre, est une suite bureautique qui a été améliorée sur plusieurs points, le premier étant la compatibilité. Partant du constat que 77 % des utilisateurs de la suite sur Mac utilisent aussi la version Windows une fois par semaine, la MacBU a essayé de produire des applications compatibles. Le système utilise une interface proche de la version 2010 (avec les rubans), la compatibilité binaire est totale sur les fichiers et — dixit un représentant de Microsoft — l’accent a été mis sur le rendu, qui doit être identique quelle que soit la version.

Bonne nouvelle, Entourage disparaît et est remplacé par Outlook (qui est de retour sur Mac). Développé par la MacBU (et pas par les équipes Exchange), cette nouvelle version importe les .pst, offre une interface identique à celle de la version PC et utilise (enfin) une base de données qui n’est pas monolithique. Contrairement à Entourage ou aux versions Windows d’Outlook, les données sont accessibles et pas intégrées dans un seul gros fichier. Il y a deux avantages : les sauvegardes sont plus simples (Time Machine ne sauvegarde plus toute la base à chaque mail reçu) et la base n’est pas perdue si un e-mail pose des problèmes.

Word, Excel et PowerPoint sont de la partie (il manque Access) et utilisent donc une interface en ruban. Dans les nouveautés, notons un mode « plein écran » pour Word, de nouveaux modèles de graphiques dans Excel, un système permettant de réorganiser les données facilement dans PowerPoint, mais surtout le retour du VBA et du support des macros. C’était le grand problème d’Office : la gestion des macros. La version 2004 prenait en charge les macros, mais uniquement sur d’anciennes versions du langage (Office XP maximum) alors que la version 2008 faisait l’impasse sur les macros. Ici, le support de VBA (Visual Basic for Application) est le même que sous Office 2010.

Bonne nouvelle, aussi, Microsoft fait un effort sur le prix. Deux versions existent, une « famille et étudiant » et une « famille et entreprises ». Les deux versions intègrent Word, Excel et PowerPoint mais la version Entreprise ajoute Outlook. La version de base (1 licence) vaut 109 € alors qu’une boîte avec 3 licences (pour le même foyer) vaut 139 €. La version « entreprise » est proposée 249 € (1 licence) ou 379 € (2 licence).

Enfin, chose qui intéressera peu les entreprises, mais peut-être les utilisateurs eux-mêmes : les applications se lancent rapidement. Et face à un Office 2008 qui est un des pires programmes à ce point de vue, Microsoft fait un bond en avant.

Au final, Office 2011 semble être un (très) bon cru et la suite iWork d’Apple ne fait visiblement pas le poids. Reste à confirmer à l’usage. Pour terminer, deux petites différences avec la version 2010 pour Windows : il n’y a pas de version « Starter » et Office 2011 n’existe qu’en version boîte, Microsoft ne distribue pas sa suite en téléchargement.