On a overclocké la Freebox avec un trombone [MAJ]

[MAJ] : C’était, comme beaucoup l’avaient compris, un poisson d’avril. Pour ceux qui s’inquiétaient des manipulations hasardeuses possibles, il n’y a pas de boutons reset accessibles…

La Freebox, que nous avons démontée, il y a quelques mois, nous offre des surprises. Beaucoup se demandaient à quoi servait le connecteur RJ11, et nous avons trouvé : il donne accès au système de la Freebox, via une connexion UART. Nous vous passons les détails de nos recherches, qui feront l’objet d’un article une fois notre méthode validée, mais nous avons réussi à transférer le système interne de la mémoire flash à une autre machine.

Une fois que ça a été fait, nous avons analysé le code et installé le tout sur un disque dur. Comme le boîtier est basé sur une plateforme x86 assez classique, il est assez simple de regarder comment fonctionne le système. En attendant de pouvoir installer Windows, ce que nous n’avons pas (encore) pu effectuer, nous avons trouvé comment accéder au BIOS. La manipulation est simple : il faut allumer la Freebox en pressant (dans l’ordre) les touches suivantes sur un clavier USB : 1, 1, 0, 2, l, i, r, v, a, 1 puis « enter ». Une fois que c’est fait, on doit utiliser un trombone dans le bouton reset et on accède au BIOS de l’appareil, très classique et proche de celui d’un PC.

L’Atom installé dans le boîtier est cadencé à la base à 1,6 GHz, mais le BIOS permet de modifier le FSB, qui est de base cadencé à 133 MHz en QDR. Nous avons pu monter le nôtre à 166 MHz et donc obtenir une fréquence de 2 GHz. Pour refroidir correctement l’Atom, nous avons récupéré un ventirad d’Athlon XP dans notre laboratoire, en le fixant avec de la pâte thermique adhésive.

Dans les faits, la Freebox ne va pas plus vite, et c’est bien dommage, mais au moins l’exploit est là. Qui a envie de tester avec de l’azote liquide ?